Areco est le spécialiste des ?systèmes de nébulisation?, la Rolls des procédés de brumisation. «Les gouttes les plus fines que l'on puisse obtenir avec de l'eau», se félicite Michel Gschwind, qui a fondé la société grassoise en 1998. Un système breveté qui a déjà équipé 1.200 magasins en France pour l'hydratation des produits frais. Sa petite bruine intéresse aussi cavistes, fromagers et laboratoires pharmaceutiques, car le système peut diffuser un mélange d'eau et de désinfectant. Résultat, l'entreprise est en pleine croissance, et elle embauche. Fin 2006, l'effectif était de 6 personnes. Aujourd'hui, Areco emploie 33 personnes, des commerciaux, ingénieurs... Alors que la fabrication est confiée à des sous-traitants en Paca. Problème, la crise est passée par là. «Cette année, Casino et Auchan ont quasiment arrêté leurs investissements», regrette l'ingénieur de formation. Mais pas question d'attendre que les clients se réveillent. Areco se recentre sur les indépendants, comme Leclerc, et s'exporte.
250% de croissance à l'export
Cette année, le marché de l'export d'Areco a enregistré une croissance de 250%, de 100k€ de CA en 2008 à 250k€ en 2009. «Nous sommes des primo exportateurs, nous réalisons 5 à 6% de notre chiffre d'affaires à l'étranger», explique le dirigeant de la PME implantée en Europe et en Égypte. Areco est aussi présent au Brésil, via Pao de Açucar, filiale de Casino dans le pays. L'entreprise était d'ailleurs à Sao Paolo en novembre, dans le cadre de la clôture de l'année de la France au Brésil. Michel Gschwind envisage de créer une filiale sur place début 2010 pour mieux s'implanter sur ce marché et peut-être d'embaucher un jeune en VIE (Volontariat International en Entreprise). Un investissement qui peut rapporter gros. Le dirigeant évoquait, lors du salon Industria, un projet de contrat d'équipement de 200 magasins par an pendant trois ans au Brésil. Rien n'est signé mais «si on réalise rien que la moitié de ce projet, c'est 500.000€ de chiffre d'affaires par an». D'ici là, la PME aura posé ses cartons dans un nouveau siège de 1.000m², à Grasse. Elle devrait s'installer en janvier dans ce bâtiment basse consommation énergétique dont la construction a été subventionnée par l'Ademe et la Région.
Après avoir arrosé le marché français, la PME grassoise spécialisée dans les appareils de brumisation s'exporte. Cap sur le Brésil.