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À Angers, Moulinot inaugure son site de traitement des déchets alimentaires
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À Angers, Moulinot inaugure son site de traitement des déchets alimentaires

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L’opérateur francilien Moulinot a investi 3 millions d’euros pour monter son site de pré-traitement de biodéchets des habitants d’Angers. À terme, il pourra pré-traiter 15 000 tonnes de déchets alimentaires par an, fournis ensuite à des méthaniseurs.

Basé à Stains (Seine-Saint-Denis), Moulinot s’implante en région. Elle a démarré son activité pour la ville d’Angers sur son site de Saint-Barthélémy d’Anjou — Photo : Moulinot

Après Eysines, près de Bordeaux (Gironde) en septembre, le Francilien Moulinot (12 millions d’euros de chiffre d’affaires, 160 salariés en 2024) vient d’inaugurer ce 25 octobre son site industriel de pré-traitement des déchets alimentaires à Saint-Barthélémy-d’Anjou, sur le site Biopole. Moulinot y a investi plus de 3 millions d’euros.

Une levée de fonds de 18 millions d’euros

Créée en 2013 par Stéphan Martinez, ancien restaurateur, Moulinot s’est spécialisé dans la collecte et le tri des biodéchets des acteurs de la restauration (indépendante, hospitalière, collective ou scolaire) et des collectivités en Île-de-France. En 2022, la PME a levé 18 millions d’euros auprès d’investisseurs publics et de la finance à impact pour se développer à l’échelle nationale. L’entreprise est sortie de son périmètre d’origine pour s’implanter en région depuis 2024. En Nouvelle-Aquitaine, l’usine est opérationnelle depuis avril dernier, celle d’Angers suit de quelques mois.

Moulinot collecte les bacs de biodéchets des habitants d'Angers — Photo : Moulinot

Depuis la fin 2023, Moulinot Pays de la Loire a obtenu la gestion de points d’apport volontaire de la ville d’Angers, pour le compte d’Angers Loire Métropole. Ce marché public concerne les 50 000 foyers de la ville. La sensibilisation des usagers a été réalisée avec succès puisque 80 % des habitants peuvent alimenter les points d’apport. Les équipes de Moulinot procèdent depuis plusieurs mois à la collecte deux fois par semaine et au lavage des abris bacs.

Jusqu’à 35 salariés d’ici trois ans

Une fois collectés par des véhicules alimentés au bioGNV, les déchets alimentaires sont déconditionnés pour écarter les parties indésirables (verre, métal, plastique), puis hygiénisés (une heure à 70 °C) pour supprimer les éventuelles bactéries pathogènes. La soupe organique ainsi créée répond aux règles sanitaires et environnementales. Elle alimente ensuite les méthaniseurs agricoles du département, pour produire du biogaz et du fertilisant sous forme de digestat. "Une démarche qui illustre la volonté de Moulinot de relier l’urbain au rural et de travailler le plus localement possible", commente l’entreprise.

Moulinot Pays de la Loire compte aujourd’hui une dizaine d’employés, et pourrait voir grossir ses équipes à 35 personnes dans les trois à quatre prochaines années. Passé ce premier appel d’offres à succès, Moulinot dit attendre "les autres échéances à venir pour confirmer son ancrage sur le territoire".

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