Vous n'êtes plus salarié ! Il vous faut donc penser à cotiser pour la maladie, l'accident de travail, la retraite... Bref, il faut vous constituer votre propre protection sociale. Problème, beaucoup de créateurs n'y pensent pas ou préfèrent ne pas y penser. « Bien que l'on soit prescrit par les cabinets comptables, certains créateurs zappent leur couverture santé et prévoyance. Ils préfèrent développer leur entreprise, voir comme cela se passe, et seulement ensuite penser à leur protection sociale », confie Virginie Agrain, conseillère AG2R La Mondial en charge du marché des professionnels.
Economie qui peut coûter cher
Souvent, la problématique est financière. Par soucis d'économie, le créateur fait l'erreur de ne pas se couvrir. Une erreur qui peut vite s'avérer délicate à gérer. « Quand vous êtes au RSI, vous n'avez droit qu'à un forfait journalier de 21 ? en cas d'arrêt de travail. Il faut le savoir ! Il faut aussi avoir conscience qu'un arrêt de travail, une invalidité ou un décès peut remettre en cause la pérennité de l'entreprise. Il faut donc aussi penser à couvrir les charges fixes comme les loyers », explique Virginie Agrain. Et d'ajouter : « La mutuelle est devenue obligatoire pour toutes les entreprises depuis le premier janvier, mais la prévoyance est encore trop souvent mise de côté. Or c'est essentiel ! Autant, on peut mettre de côté la question de la retraite durant une ou deux années d'activité, autant il ne faut pas faire l'impasse sur la prévoyance ! »