Si assurer son entreprise est devenu un réflexe pour les dirigeants, la protection individuelle de ce même dirigeant reste plus nébuleuse et souvent négligée. Or, il faut en avoir conscience, en cas d’imprévus, c’est bien le dirigeant – et parfois son patrimoine personnel – qui se retrouve en première ligne ! Être dirigeant c’est un challenge, qui procure un sentiment d’accomplissement et de liberté… C’est aussi un statut à responsabilités et à risques. Peu importe que l’on soit président de SAS, gérant de SARL, artisan ou free-lance, quand on est dirigeant d’entreprise on s’engage bien au-delà de son rôle opérationnel. Le dirigeant peut être tenu personnellement responsable en cas de faute de gestion, de mise en danger d’autrui ou de non-respect de la législation sociale et fiscale. Sans parler, de la maladie, de l’invalidité, des accidents de la vie, voire des conflits d’associés, qui peuvent fragiliser à la fois l’entreprise et sa gouvernance. Une fois ces risques posés, tout devient évident. La protection personnelle du dirigeant est clairement stratégique, et se protéger, c’est aussi anticiper les coups durs, protéger sa famille, préserver son revenu, son patrimoine et sa capacité à rebondir. Ce n’est donc absolument pas négligeable.
Trois enjeux, trois couvertures assurantielles
Premier enjeu majeur, la responsabilité civile du dirigeant, qui peut être utilement couverte par une assurance Responsabilité Civile des Mandataires Sociaux (RCMS) qui intervient en cas de faute de gestion, d’erreur ou de manquement à ses obligations. Une couverture essentielle, souvent peu coûteuse au regard de ses bénéfices.
Deuxième enjeu celui de la prévoyance et de l’indemnisation en cas de maladie de longue durée, d’invalidité, ou d’incapacité temporaire de travail… Autant de risques qui peuvent mettre en péril la stabilité financière du dirigeant et de sa famille. Un contrat de prévoyance bien calibré assurera un maintien de revenu indispensable.
Enfin le dirigeant doit penser à protéger son patrimoine personnel car l’assurance professionnelle ne règle pas toujours les conséquences personnelles d’un litige ou d’un accident. Des dispositifs juridiques existent (mandat de protection future, statut du conjoint, séparation des biens, assurance homme-clé, etc.) qui permettent d’anticiper les conséquences financières d’une crise.
Mieux vaut donc prendre le temps de dresser un bilan complet de ses risques professionnels et personnels pour tenter de prévoir l’imprévisible et de protéger son conjoint et potentiellement ses héritiers dans une réflexion globale de protection.