Aix-en-Provence

Énergie

Témoignage General industries a investi dans des panneaux solaires pour réduire sa facture électrique

Par Didier Gazanhes, le 17 novembre 2022

L’entreprise aixoise General Industries possède une usine de régénération de déchets plastiques dans l’Ain. En 2023, sa facture électrique devrait doubler. La société vient d’investir dans des panneaux solaires afin de limiter sa consommation électrique.

General Industries
General Industries — Photo : D.R.

Clément Nollet, le directeur général du groupe aixois General Industries (26 salariés ; CA : 6 millions d’euros) basé dans l’Ain et spécialisé dans le négoce de déchets plastiques, n’en revient pas. En contact hebdomadaire avec EDF, son fournisseur d’énergie avec lequel il a un contrat courant jusqu’au 1er août 2023 pour un montant moyen de 121 euros le Mégawatt/heure, il ne sait pourtant pas comment va se dérouler l’année 2023. "Nous avons été démarchés et tentés par d’autres opérateurs alternatifs, mais nous avons préféré rester fidèles à EDF", confie-t-il. Pourtant, malgré un contrat qu’il juge plutôt acceptable, l’incertitude plane sur les tarifs à partir de janvier ou de février. "Tout va dépendre de l’accessibilité à l’électricité nucléaire. Dans tous les cas, à partir d’août 2023, le tarif passera à 249 euros le Mégawatt/heure, soit le double d’aujourd’hui. Et encore, en m’engageant dans un contrat de 29 mois, plutôt que de 17 mois comme c’était le cas jusque-là…". Et la facture passera ainsi de 220 000 euros par an pour l’usine de régénération de déchets plastiques issus d’équipements électriques et électroniques, à plus de 450 000 euros.

"Répercuter les hausses chez nos clients"

"Cette différence, nous allons devoir la répercuter sur nos clients. Nous ne savons pas encore comment ils vont réagir, mais toutes les entreprises vont avoir les mêmes soucis et nous devons tous parvenir à passer 2023. Si la demande reste stable, nous devrions pouvoir répercuter les hausses. Au final, ce sera l’utilisateur final, particulier ou entreprise qui payera".

Avant de savoir comment la situation va évoluer, Clément Nollet a pris le parti d’agir afin de réduire sa facture énergétique. Le groupe General Industries a ainsi investi près de 500 000 euros dans l’installation de 1 640 m² de panneaux solaires par la société Dimeo Énergie. Une partie de l’électricité sera autoconsommée et le reste sera revendu sur le réseau. "Nous envisageons une réduction de près de 30 % de notre consommation. Avec le prix actuel de l’électricité, cet investissement sera amorti en six ans au lieu de huit", poursuit-il.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition