Mayenne

Formation

La future école de production de Laval May’Usinage ouvrira en septembre

Par Rémi Hagel, le 19 janvier 2023

Portée par l’UIMM et ses partenaires, l’école de production May’Usinage va voir le jour à Laval à la rentrée 2023. Elle vient d’obtenir le feu vert de la Fédération nationale des écoles de production.

Les métiers de l’usinage sont méconnus des jeunes. L’école de production offrira une formation en Mayenne, et une vitrine à la filière.
Les métiers de l’usinage sont méconnus des jeunes. L’école de production offrira une formation en Mayenne, et une vitrine à la filière. — Photo : UIMM

À la rentrée de septembre 2023, douze futurs tourneurs-fraiseurs pourront intégrer la nouvelle école de production May’Usinage qui ouvrira ses portes à Laval. Le projet a obtenu sa pré-labellisation de la Fédération nationale des écoles de production ce jeudi 19 janvier. Le compte à rebours a commencé pour acheter plusieurs machines, pour près d’un million d’euros sur deux ans (un investissement en partie subventionné par la fondation TotalEnergies). Elles prendront place dans le bâtiment situé zones des Bozées à Laval (500 m2 d’ateliers et 200 m2 de salles de cours). Une cheffe de projet, future directrice de l’école, Anne-Sophie Roux, a été recrutée. Un premier formateur technique doit être recruté en juin, et un deuxième en septembre.

Une douzaine d’entreprises partenaires

Le budget de l’école de production sera financé par l’État, la Région des Pays de la Loire et les entreprises. Déjà une douzaine d’entre elles se sont engagées à confier des commandes à l’école de production. En outre, elles pourront accueillir des jeunes en formation. "Les entreprises sont intéressées par cette école qui va leur permettre de former des personnes qu’elles pourront recruter ensuite", explique Bruno Rigouin, président de l’UIMM Mayenne et de l’association May’Usinage. La création de l’école de production est motivée par le fait que cette formation n’existe pas sur le territoire. En privilégiant la pratique (deux tiers du temps) à la théorie, May’Usinage propose une alternative aux filières classiques. Par ailleurs, "cela va nous donner une vitrine, parce que les jeunes ne connaissent pas ces métiers".

Les élèves seront douze par année, issus de classes de 3e ou de seconde. L’école formera aux deux années de CAP Conducteur d'installations de production liées à l’usinage, ainsi qu’à la première année du bac pro Technicien d’usinage. Ils pourront alors poursuivre en intégrant notamment la terminale du lycée Haute-Follis, en contrat d’apprentissage.

Cette initiative confirme le boom des écoles de production dans le paysage français.

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