Nantes

Numérique

Reverse Systems développe un système de gestion des chutes de matériaux industriels

Par Caroline Scribe, le 25 mai 2021

Reverse Systems, filiale de la société nantaise Dyvem, travaille sur plusieurs projets logiciels permettant de rationaliser la supply chain et, notamment, la gestion des flux retours pour la rendre plus durable, dans une logique d'économie circulaire.

Sandrine Mollé est la fondatrice et dirigeante de Dyvem et de sa filiale Reverse Systems.
Sandrine Mollé est la fondatrice et dirigeante de Dyvem et de sa filiale Reverse Systems. — Photo : Dyvem Logistics

Sandrine Mollé, fondatrice et dirigeante de la société nantaise Dyvem, spécialisée dans le pilotage et l’optimisation des flux, l’organisation des process et la traçabilité, a créé en 2019 une filiale, Reverse Systems. Cette nouvelle entreprise, incubée et accompagnée par Atlanpole, intervient dans la gestion des flux retours afin de rendre la chaîne logistique plus durable. "Reverse Systems est né d’un constat établi par notre bureau d’études qui accompagne les entreprises dans la transformation de leur chaîne logistique : entre 10 à 30 % des approvisionnements en matériaux partent en chutes industrielles. Ce qui représente un coût significatif pour les entreprises, notamment actuellement, où le coût de la matière première est une vraie problématique. D’où notre idée de valoriser ces chutes de production en nouvelles ressources dans une approche plus durable de l’industrie. L’expertise que nous développons est le bras armé de l’économie circulaire", expose Sandrine Mollé.

Économie circulaire

Dans cette perspective, Reverse Systems travaille à une plateforme, qui fait l’objet d’un plan de R & D deeptech en collaboration avec le laboratoire LS2N (laboratoire des sciences du numérique de Nantes), constituée de plusieurs briques. La première vise à identifier et à caractériser les chutes de matériaux. "L’objectif est de fournir aux industriels un outil de simulation leur permettant d’avoir un prévisionnel de chutes de façon à anticiper leur réemploi. La caractérisation des matériaux, c’est-à-dire l’analyse de leurs propriétés en 2D et en 3D, est essentielle pour sécuriser les usages de ces chutes. Avec notre solution, les industriels disposeront d’un catalogue des chutes transformables en nouvelles matières premières", détaille la dirigeante. La deuxième brique porte sur un système de gestion et de traçabilité des chutes pour les revaloriser en interne, mais aussi en externe dans d’autres filières d’activité, via une plateforme sécurisée de mise en relation entre offreurs et acheteurs. C’est la dernière brique de cette offre qui se veut globale. "La force de Reverse, c’est d’abord son système de gestion, qui permet la transversalité entre filières. Par exemple, le titane, très utilisé dans l’aéronautique, peut être réemployé par des industriels de la lunette ou du cycle, également consommateurs de ce matériau", illustre Sandrine Mollé.

Levées de fonds

La solution est actuellement en phase d’expérimentation auprès d’une dizaine de grands industriels des secteurs aéronautique, maritime, naval, des énergies renouvelables et du ferroviaire. À la fin de l’année, une première version devrait être développée pour un lancement commercial en mars 2022. D’ici là, la start-up, qui emploie trois salariés et a programmé trois recrutements, prépare une première levée de fonds d’un montant de 600 000 euros, dont le closing devrait intervenir en juin. Elle sera suivie d’une seconde en 2020 qui s’accompagnera d’une ouverture du capital de Reverse Systems à plusieurs acteurs, tenus secrets pour l’instant.

Sandrine Mollé est la fondatrice et dirigeante de Dyvem et de sa filiale Reverse Systems.
Sandrine Mollé est la fondatrice et dirigeante de Dyvem et de sa filiale Reverse Systems. — Photo : Dyvem Logistics

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