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La start-up Dyvem aide les industriels à conquérir de nouveaux marchés

Par Amandine Dubiez, le 03 mai 2017

La start-up nantaise créée il y a trois ans par Sandrine Mollé a triplé son chiffre d’affaires. Dyvem a aidé 20 entreprises industrielles à trouver des nouveaux créneaux de développement.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Dyvem est né il y a près de trois ans d’un constat fait par Sandrine Mollé : « Entre 10% et 20 % des investissements réalisés dans la recherche et développement, sont transférés en résultats économiques. On pourrait faire beaucoup mieux ». Celle qui, jusqu’alors, entreprenait au sein de grands groupes, décide de monter sa boite. « Je fais désormais avec mon entreprise ce que je faisais déjà en tant que manager salariée : construire les offres industrielles, identifier des nouveaux marchés pour les clients et les aider à les conquérir », constate-t-elle.

Outils data

C’est ainsi qu’elle accompagne une vingtaine d’entreprises industrielles de la région Pays de la Loire, telles que le fabricant de produits d’hygiène JVD, NatéoSanté, Buton Industries, Pilgrim Technology ou encore Royant. Récemment, elle a aussi accompagné l’entreprise mécanique vendéenne AMPH dans sa démarche de diversification. « Nous leur avons conseillé de réaliser des pièces d’usinage plus fines qui pourraient intéresser le secteur de l’aéronautique », rapporte la P-dg Sandrine Mollé. Outre des prestations en marketing industriel stratégique, les cinq salariés, tous ingénieurs avec un profil commercial, accompagnent aussi les entreprises dans la conquête de nouveaux clients. Avec des outils data, ils ciblent pour eux des potentiels clients et proposent aussi aux industriels une plateforme de réalité augmentée pour mettre en valeur leur offre.

« D’ici à 2020, le marché aéronautique va se tendre »

Dyvem souhaite être la référence des industriels qui veulent s’engager dans « l’usine du futur ». « D’ici à 2020, le marché aéronautique va se tendre, il faudra que les industriels diversifient leur offre », analyse Sandrine Mollé. De retour d’un voyage d’études à Seattle avec le pôle EMC2 et une vingtaine d’entrepreneurs, la P-dg de Dyvem en a retenu quelques enseignements sur l’industrie du futur. « Chez le groupe Paccar, qui fabrique des camions, un studio marketing est installé au cœur de l’usine, j’ai trouvé que c’était une bonne idée », raconte Sandrine Mollé. « Il faut aider les entrepreneurs à fertiliser les compétences entre les services, il faut aussi les convaincre qu’ils sont les meilleurs, les Américains savent faire cela, pas nous», poursuit la chef d’entreprise. 

La start-up, qui investit 15% de son chiffre d’affaires dans la recherche et développement, indique ne pas être encore rentable. Dyvem s’est financé par fonds propres et ne compte pas envisager de levée de fonds avant l’année prochaine. Elle a réalisé 238 000 euros de chiffre d’affaires en 2016.

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