Loire-Atlantique

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Candidat à l'élection du Medef 44, Milad Nouri veut "porter le message d'un patronat uni"

Par David Pouilloux, le 20 avril 2022

Milad Nouri est l'un des quatre candidats qui brigue la présidence du Medef 44. Avec lui, on compterait Corine Besnard, Jean-Claude Chaperon et Michel Denis. Les 600 adhérents voteront le 18 mai pour choisir celle ou celui qui prendra la tête de l'organisation patronale de Loire-Atlantique.

Milad Nouri, candidat aux élections du Medef 44.
Milad Nouri, candidat aux élections du Medef 44. — Photo : David Pouilloux

Nantais de cœur, Milad Nouri a le parcours saisissant d'un enfant venu d'Iran et devenu français il y a 20 ans. Cette nationalité octroyée en 2002 par Jean-Marc Ayrault est une "immense fierté" pour cet ingénieur diplômé de Polytech Nantes et multi-entrepreneur de 39 ans. Nanti d'une expérience de 15 ans en Chine, membre actif du Mouvement des Entreprises de France, le dirigeant de L2C Technologies et de Globaxe brigue la présidence du Medef 44 avec le projet d'y faire venir de jeunes chefs d'entreprise, en particulier du monde de la tech.

Vous êtes ingénieur en informatique et avez passé près de 15 ans en Chine en tant qu'entrepreneur. Que faites-vous aujourd'hui ?

Milad Nouri : Je codirige Globaxe, une société de conseil en commerce international, dont l'effectif multiculturel se répartit entre Nantes, Hangzhou, Shenzhen et Sao Paulo. En juin 2021, j'ai également créé L2C Technologies, société de développement de solutions digitales, également constituée d'une équipe internationale basée à Nantes, à Paris, au Canada et en Chine. Comme business angel, j'ai co-fondé et/ou soutenu plusieurs structures telles qu'EuroProd (industrie), KNM Property (immobilier), ZePower (objets connectés) ou encore Starbolt (mobilité douce). Je suis également associé de Soverency, une plateforme d'investissement au croisement du capital innovation, du développement territorial et de la souveraineté technologique.

Pourquoi vous présenter à la présidence du Medef 44 ?

Milad Nouri : Je suis en charge de la commission internationale du Medef 44. J'ai organisé un événement qui a attiré une centaine d'adhérents, et en quelques mois j'ai réussi à faire adhérer 17 chefs d'entreprise. Si on s'implique, si on mobilise, le Medef 44 peut redevenir un mouvement dynamique. Or aujourd'hui, le constat est là : il a une image vieillissante qui ne donne pas envie. Il y a un problème d'image. Une image pas attirante pour les jeunes chefs d'entreprise en particulier. C'est l'un des axes importants de mon programme : attirer les jeunes chefs d'entreprise et faire venir aussi des chefs d'entreprise des secteurs du numérique, et plus largement de la tech, des PME innovantes et des start-up qui sont sous-représentés jusqu’alors.

D'où vient le problème selon vous et que proposez-vous ?

Milad Nouri : Il y a eu un vrai problème de communication au Medef 44. On avait l'impression qu'il ne s'y passait pas grand-chose. Qui sait qu'il existe un service juridique qui peut aider les chefs d'entreprise ? Qui sait qu'ils peuvent être épaulés sur le plan de la RSE, des ressources humaines ou de l'international ? Le Medef est aussi un lieu de partage d'expériences. Il faut améliorer la communication, notamment sur les réseaux sociaux, pour expliquer ce que l'on fait ou peut faire au Medef 44. Il faut aussi élargir l'audience de notre réseau au niveau national et international. Il y a un besoin de changement, besoin d'inclure les entreprises de demain, de renforcer la communication digitale, de créer des ambassadeurs du Medef 44. Avec mon équipe de soutien, nous travaillons sur un projet collectif intitulé "Ambitions Medef 44" pour un mouvement fédérateur, dynamique et responsable. Je veux porter le message d'un patronat uni.

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