Ille-et-Vilaine

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Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine "à pleine puissance"

Par Virginie Monvoisin, le 25 mars 2022

Le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine a enregistré une année 2021 en forte hausse, tant au niveau de ses encours de crédits et que de l’encours d’épargne. Dans un contexte 2022 encore chahuté, il continue de recruter, de mailler le territoire, et joue la carte de l’accompagnement au cas par cas et par filière, soutenant notamment l’agriculture et l’agroalimentaire breton.

Jean-Yves Carillet, directeur général du Crédit Agricole Ille-et-Vilaine, et Olivier Auffray, président, se disent optimistes pour 2022.
Jean-Yves Carillet, directeur général du Crédit Agricole Ille-et-Vilaine, et Olivier Auffray, président, se disent optimistes pour 2022. — Photo : Crédit agricole

Avec 3,3 milliards d’euros de crédits accordés en 2021, soit une hausse de 20 % sur un an, le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine a enregistré une excellente année. "2021 a été une année soutenue d’un point de vue économique, le tissu d’entreprises est sain, très solide et très diversifié sur notre territoire, qui est sur une belle dynamique", résume Jean-Yves Carillet, directeur général de la banque bretillienne. Les encours de crédits ont augmenté de 9,6 % et les encours d’épargne globale de 9,3 % (s’élevant à 18 Md€). "Habituellement, nous sommes plutôt à +3 ou +4 %, nous avons donc doublé le rythme classique. Malgré la crise, le tissu économique a été préservé. Nous abordons la sortie de la pandémie - en espérant que ce soit la sortie - à pleine puissance", ajoute le directeur.

Le produit net bancaire du Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine a également connu une belle progression, de 4,4 %, s’élevant à 271 millions d’euros au 31 décembre 2021. Le résultat net ressort, lui, à 43,7 millions d’euros. La banque, qui a enregistré 27 000 nouveaux clients en 2021, en dénombre aujourd’hui 510 000, dont 267 000 sociétaires (+4.5 %).

Poursuite des recrutements et du maillage territorial

En 2021, le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine a également continué de recruter. 128 personnes ont été embauchées en CDI, ce qui représente la création de 50 emplois nets. La banque en recherche autant en 2022. Elle emploie actuellement 1 600 collaborateurs, répartis dans 116 agences. Deux nouvelles agences vont d’ailleurs ouvrir à La Courrouze à Rennes et à Cesson-Sévigné cette année, ainsi que d’une cinquantaine de nouveaux "Relais Crédit Agricole" (il en existe 138) chez des commerçants de communes rurales (+30 en 2021) pour permettre des retraits d’espèces.

"Optimiste malgré les soubresauts"

Pour 2022, la tendance s’annonce identique a priori. "Nous abordons 2022 avec une position un peu différente mais nous avons toutes les raisons de rester optimistes à ce stade, malgré les soubresauts", estime Jean-Yves Carillet. Selon lui, après les mesures protectrices mises en place pendant la crise sanitaire, des "mesures correctrices" vont être apportées pour contrer l’augmentation du prix des matières premières et de l’énergie notamment. Le directeur général du Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine rassure au sujet de la guerre en Ukraine, qui n’a pas pour l’instant d’impact direct. "Sur notre territoire, cinq ou six acteurs seulement ont des flux importants vers les pays comme la Russie, l’Ukraine ou la Biélorussie. Par contre, les conséquences indirectes génèrent plus de problèmes, notamment sur le prix des matières premières pour l’agriculture et l’élevage, qui flambent. Cela aura un impact sur le prix dans la grande distribution et pose la question du pouvoir d’achat. C’est un élément qui va s’ajouter à l’augmentation du coût de l’énergie, qui pèse déjà dans les familles", explique Jean-Yves Carillet.

Un accompagnement au cas par cas de la filière agro-agri

Malgré cela, le dirigeant breton conserve "la même ambition que pendant la crise sanitaire, c’est-à-dire de préserver le tissu productif le plus stable possible." Le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine poursuit notamment son accompagnement de la filière agricole et agroalimentaire bretillienne, agissant sur du "cas par cas", précise le directeur général de la banque. "Nous intervenons en lien avec les pouvoirs publics aussi, par des aides en trésorerie directe ou des fonds destinés aux éleveurs par exemple."

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