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Ô P'tit Môme se diversifie dans la restauration et la formation

Par  Jeanne Magnien, le 21 juin 2022

Lancé en 2017, le réseau de micro-crèches Ô P'tit Môme poursuit depuis son développement, en succursale et en franchise. Avec bientôt 200 établissements, la franchise met en avant ses valeurs humaines et devrait bientôt diversifier ses activités.

Jimmy Dacquin a ouvert ses premières crèches à Lille en 2014, et s’est lancé en franchise en 2017.
Jimmy Dacquin a ouvert ses premières crèches à Lille en 2014, et s’est lancé en franchise en 2017. — Photo : O'Ptit Môme

Discret acteur de la petite enfance, le lillois Ô P’tit Môme n’en finit pas d’étendre son réseau de micro-crèches. Reposant d’abord sur deux établissements, ouverts en 2014 à Villeneuve-d’Ascq (Nord), il s’est étendu à partir de 2017 pour compter aujourd’hui 22 établissements en succursale et 160 en franchise dans toute la France. Le réseau devrait atteindre 200 établissements en 2023.

"Nous aidons les porteurs de projet à ouvrir leur crèche, depuis les premières démarches jusqu’à la comptabilité et le management. Nous développons les outils pour les aider. Dans la plupart des cas, les candidats ont une idée assez précise du quartier où ils veulent s’installer. Nous les aidons à trouver un local, à faire les plans d’aménagement, puis à constituer le dossier d’agrément. Nous les formons au métier de chef d’entreprise et leur fournissons les logiciels de gestion pour la comptabilité, les RH… C’est du clé en main", détaille Jimmy Dacquin, fondateur et président d'Ô P'tit Môme (22 salariés au siège lillois).

Internaliser de nouveaux services

La formule proposée par l'entreprise devrait encore s’étoffer avec la mise en place de nouveaux services. Ô P’tit Môme a en effet investi 200 000 euros pour se doter d’une cuisine centrale, opérationnelle en juillet. Installée à Bondues, elle va employer quatre personnes pour commencer, et desservira la métropole lilloise. "La cuisine livrera les repas des enfants, élaborés avec des produits locaux, pour une vingtaine de crèches du réseau d’abord mais aussi pour d’autres clients. Dans un second temps, nous pourrons dupliquer le modèle dans d’autres régions de France où le fonctionnement avec des prestataires est parfois compliqué."

De la même façon, pour répondre aux tensions sur les recrutements, Ô P’tit Môme va bientôt compter son propre centre de formation. En septembre, une nouvelle crèche, dans le centre de Lille, comptera une salle de formation pour les auxiliaires en puériculture et le CAP Petite enfance. Les candidats pourront effectuer leurs stages au sein du réseau, puis y être embauchés. Une façon de limiter le turn-over au sein des structures, qui tend à éroder la confiance des familles.

Un marché très porteur

Les micro-crèches Ô P’tit Môme comptent en général une douzaine d’enfants accueillis par 5 à 6 salariés, qui sont au total, un millier en France. "Nous offrons un niveau de qualité qui nous a valu des prix, et qui nous aide aussi dans cette période où les recrutements sont difficiles. Nos crèches ont bonne réputation auprès des professionnels, qui cherchent à venir travailler chez nous", assure Jimmy Dacquin. Le dirigeant, qui ne communique pas son chiffre d’affaires, confirme que son modèle est "tout à fait rentable".

Pour autant, pas question de transiger sur les valeurs, même si le marché, porté par les fortes tensions sur le nombre de places en crèches, aiguise bien des appétits. "Nous recevons autour de 250 candidatures par mois, parfois avec des projets déjà très avancés. Mais une seule question se pose pour nous : 'est-ce que je confierais mes enfants à cette personne ?' Si son seul intérêt est financier, elle peut s’adresser ailleurs, ce ne sont pas les franchiseurs qui manquent dans le secteur, et tous sont loin d’être regardants", tacle le dirigeant.

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