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La bigoudène d’À l’Aise Breizh s’affiche dans l’agroalimentaire

Par Isabelle Jaffré, le 23 novembre 2023

Avec ses partenaires Hénaff, Lancelot, Grain de Sail et Carabreizh, À l’Aise Breizh lance un coffret regroupant les produits des premiers estampillés par la célèbre bigoudène de la PME de textile morlaisienne. Un partenariat qui veut mettre à l’honneur l’écosystème breton.

Erwann Créac’h, patron d’À l’Aise Breizh (à droite) a réuni autour de lui des marques emblématiques de l’agroalimentaire breton : Jacques Barreau (Grain de Sail), Yoann Emery (Lancelot), Myriam Niceron (Carabreizh) en bas, Christophe Niceron (Carabreizh) et Loïc Hénaff (Hénaff) au second plan.
Erwann Créac’h, patron d’À l’Aise Breizh (à droite) a réuni autour de lui des marques emblématiques de l’agroalimentaire breton : Jacques Barreau (Grain de Sail), Yoann Emery (Lancelot), Myriam Niceron (Carabreizh) en bas, Christophe Niceron (Carabreizh) et Loïc Hénaff (Hénaff) au second plan. — Photo : Isabelle Jaffré

Pour Erwann Créac’h, le patron de la marque de textile de Garlan, près de Morlaix, À l’Aise Breizh, travailler et s’amuser ne sont pas antinomiques. Bien au contraire. Dans cette optique qu’il a réuni autour de lui quatre marques emblématiques de l’agroalimentaire breton pour créer un coffret nommé : "Les copains à bord". À l’intérieur : des boîtes de pâté Hénaff (260 salariés, 48 M€ de CA), du soda Breizh Cola de la Brasserie Lancelot (70 salariés, 27 M€ de CA), des caramels Carabreizh (45 salariés, 5 M€ de CA) et du chocolat Grain de Sail (60 salariés, 10 M€ de CA), tous siglés de la célèbre bigoudène d’À l’Aise Breizh.

Écosystème breton

"Depuis 15 ans, nous faisons du co-branding ou du partenariat sur des objets comme les torchons, les tasses, les t-shirts, les sweats, etc. Nous travaillons avec Hénaff depuis 12 ans et nous avons la licence pour leurs produits dérivés hors alimentaire. Avec Grain de Sail, c’est la 4e année du partenariat. Avec la brasserie Lancelot, cela remonte aussi et c’est avec eux que nous avions lancé l’À l’Aise Breizh Cola en 2022 pour les 20 ans du Breizh Cola. Un million de bouteilles vendues en CHR en trois mois !", liste Erwann Créac’h. Celui-ci est ensuite allé chercher Carabreizh "parce que j’aime leur caramel, sourit le Morlaisien. Christophe et Myriam Niceron étaient un peu surpris", mais ils ont suivi. Le coffret est destiné aux boutiques des marques, aux épiceries fines mais aussi en BtoB, pour des entreprises qui pourraient en faire des cadeaux de fin d’année. Pas de GMS cependant car À l’Aise Breizh n’y est pas présent.

À l’Aise Breizh a rapatrié des machines de tissages en 2019 pour créer la société Tissages de L’Ouest.
À l’Aise Breizh a rapatrié des machines de tissages en 2019 pour créer la société Tissages de L’Ouest. - Photo : Isabelle Jaffré

C’est un changement pour l’entreprise de textile. "C’est la première fois que l’on appose la marque sur des produits alimentaires, en dehors de l’opération À l’Aise Breizh Cola, explique Erwann Créac’h. L’idée était de continuer à travailler tous ensemble parce qu’on adore les collaborations." L’opération marketing "donne de la profondeur à l’écosystème breton. Et je pense que nos clients sentent la sincérité de la démarche", poursuit Loïc Hénaff, le dirigeant de la PME de Pouldreuzic. "Nous sommes tous des entrepreneurs qui misons sur la qualité, sur le local," renchérit Jacques Barreau, directeur général et cofondateur de Grain de Sail.

Relocalisation

La relocalisation est d’ailleurs l’un des chevaux de bataille d’Erwann Créac’h. Il a rapatrié en 2019 à Morlaix des métiers à tisser pour produire en local pour la société les Tissages de l’Ouest. "Pour résumer, nous sommes À l’Aise Breizh en Bretagne et Tissage de l’Ouest ailleurs." La première réalise 5 millions d’euros de chiffre d’affaires, la seconde, un million d’euros et travaille à 50 % pour À l’Aise Breizh. 59 salariés travaillent pour les deux sociétés.

À l’Aise Breizh fait aussi de la sérigraphie.
À l’Aise Breizh fait aussi de la sérigraphie. - Photo : Isabelle Jaffré

Désormais, l’entreprise, née en 1996, grandit avec un rythme de croisière. "Nous ouvrons une boutique par an ou tous les deux ans et nous n’investissons que ce que nous pouvons pour ne pas être endettés", confie-t-il. 700 000 euros ont, par exemple, été investis il y a deux ans dans l’atelier broderie pour des machines. Prochainement 100 000 euros supplémentaires viendront renforcer cette activité.

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