Pour Daniel Karyotis, directeur général de BP AURA, les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 sont déjà un succès pour les entreprises de la région et pour l’économie locale grâce au Relais de la Flamme.
Entre les coûts et les retombées économiques attendues, pensez-vous que ces jeux olympiques seront au final rentables ?
Objectivement, je le pense. Tout d’abord et contrairement aux autres olympiades, une procédure d’appel d’offres a été lancée il y a cinq ans pour que toutes les entreprises, même les plus petites, puissent proposer leurs services. En Auvergne-Rhône-Alpes, plusieurs dizaines d’entreprises ont d’ailleurs remporté des marchés. Deuxièmement, très peu de nouveaux sites ont été créés, exception faite de la piscine olympique de Saint-Denis. Ces olympiades ont majoritairement été l’occasion de rénover des stades et des équipements vieillissants. S’appuyer sur des infrastructures existantes a permis de réduire le coût de ces Jeux.
En revanche, je ne suis pas persuadé qu’il y aura suffisamment de monde à Paris pendant les JO ! De nombreux touristes ne se rendront pas dans la capitale française cet été en raison des Jeux. Les hôtels parisiens sont loin d’afficher complet. Quant aux parisiens, ils quitteront la ville pour la plupart pendant cette période. Je ne suis donc pas convaincu que ces Jeux génèrent un surcroit d’activité sur Paris Intramuros ; pour l’économie française par contre, ils devraient être assez vertueux.
Les entreprises de la Région Aura ont-elles été suffisamment proactives, selon vous, pour surfer sur la vague JO ?
Oui. De nombreuses entreprises en région ont répondu aux appels d’offres. Je me souviens qu’en 2020, en plein Covid, lorsque nous avons lancé « Entreprendre 2024 », la plateforme de réponse aux appels d’offres, les entreprises étaient un peu dubitatives. Beaucoup d’entre elles pensaient qu’elles avaient peu de chance d’être retenues. Quatre ans plus tard, nous pouvons affirmer que ces JO n’ont pas profité qu’aux grands groupes parisiens. Parmi les clients de BPAURA, elles sont 80 entreprises à avoir remporté un appel d’offres et bénéficié de ces Jeux.
N'oublions pas également le passage du Relais de la Flamme Olympique dans les régions. Cela a créé une effervescence qui a aussi bénéficié à l’activité économique. Quand la Flamme est passée en plein cœur de Valence, les bars et les restaurants ont fait le plein. L’engouement populaire sur le passage de la Flamme a joué un rôle économique majeur pour nos territoires.
De quelle manière BPAURA soutient-elle cet événement des JO ?
Le groupe BPCE (Banque Populaire - Caisse d’Epargne) est le premier partenaire premium à s’être engagé en 2019. Nous avons pris cet engagement, car nous étions déjà fortement investis dans le sport, notamment au travers de la voile et du surf pour les Banques Populaires et du ski pour BPAURA ! Nous avons également eu le sentiment qu’il s’agissait d’un événement populaire qui allait irradier tout notre territoire. BPAURA, qui est une des principales banques régionales du groupe, est donc à ce titre un gros acteur de ces JO avec bien évidemment un budget dédié conséquent. Nous avons notamment constitué une team d’athlètes composée de 13 athlètes olympiques et para-olympiques que nous nous accompagnons dans leur carrière. Quatre d’entre eux participeront à ces Jeux de Paris : Laura Tarantola en aviron, Loana Lecomte en VTT, Gilles Biron en athlétisme et Sya Dembélé en breaking. C’est une vraie fierté !
Que retenez-vous déjà de ces JO ?
Le passage du Relais de la Flamme Olympique de Paris 2024 dans la région a été un formidable moment pour les populations, mais aussi pour nos clients, partenaires et même nos collaborateurs. Certains ont eu l’occasion d’accompagner et d’animer le passage de la Flamme à côté du char Banque Populaire, d’autres ont pu porter la Flamme Olympique. Ce sont des moments uniques et fédérateurs. Avant même l’ouverture des JO, le 26 juillet, je considère que l’événement est déjà une réussite.