Le marseillais Solimut Mutuelle de France (480 salariés), qui instaurait un congé menstruel expérimental il y a un an, vient de pérenniser ce dispositif destiné à lever un tabou et favoriser l’égalité hommes-femmes au travail. D’après une enquête réalisée en interne après six mois d’existence, "il répond à un besoin réel, a trouvé sa place, est utilisé sans excès et est soutenu", résume Lisa Ribeaud, présidente de Solimut. Parmi les répondants (plus de 55 % des salariés, à 75 % des femmes qui représentent cela dit 63 % des effectifs), 99,6 % déclarent avoir connaissance du congé menstruel et beaucoup soulignent la contribution de ce droit à l’égalité au travail et l’importance de la santé dans l’entreprise. 25 % des plus de 300 salariées l’ont utilisé, en moyenne 3,6 jours sur les six premiers mois, "ce qui est cohérent avec les données de santé publique", analyse la présidente, qui souhaite désormais évaluer le dispositif sur le temps long, "pour mesurer son impact sur la santé des femmes et la qualité de vie au travail ".