Michel Barnier s'est dit favorable à un moratoire sur la directive CSRD, dans une interview donnée le 20 octobre au JDD. Cette directive européenne, entrée en vigueur dans l'UE en 2024, impose aux entreprises des évaluations détaillées sur leur impact social et environnemental, à partir de 2025. Elle concerne dans un premier temps les grandes entreprises, avant de s'élargir aux ETI et à certaines PME. Ce reporting extra-financier suscite, depuis son annonce, la colère des chefs d'entreprise, y voyant une nouvelle surcharge administrative. François Asselin, président de la CPME, avait ainsi alerté en février sur le risque d'un "tsunami administratif", tandis que Patrick Martin, président du Medef, avait invité à revoir la directive. Le Premier ministre a reconnu des "contraintes déraisonnables", pouvant entraîner pour les entreprises, "un déficit de compétitivité par rapport à nos voisins". Michel Barnier souhaite ainsi "une forme de moratoire" sur plusieurs directives européennes, dont la CSRD, afin de pouvoir retarder son exécution de 2 à 3 ans. Reste à savoir si l'Europe acceptera de décaler la mise en application du texte.
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