Entre 2012 et 2021, les Hauts-de-France ont consommé 15 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers, dont un tiers pour l’implantation d’activités économiques, selon une étude de l’Insee. Avec 0,16 % de sa superficie artificialisée à des fins économiques, contre 0,09 % en moyenne dans les régions françaises, le territoire se classe au premier rang hors Île-de-France. Cette forte consommation foncière contraste avec une progression de l’emploi plus modérée que dans d’autres régions, souligne l’Insee. En matière d’habitat, les Hauts-de-France affichent en revanche un niveau proche de la moyenne provinciale, avec 0,24 % de leur surface consommée contre 0,25 % ailleurs, malgré une faible croissance démographique. L’Insee souligne que les territoires les plus concernés par l’artificialisation, qu’elle soit liée à l’activité économique ou au logement, sont notamment le bassin minier, le pays de Saint-Omer et la Métropole européenne de Lille.