Employeurs et salariés toujours pas réconciliés depuis l’irruption du Covid-19. Les fins de contrat (hors agriculture et intérim) sont restés à un niveau historiquement élevé au troisième trimestre : la Dares (ministère du Travail) en a encore dénombré plus de 6,35 millions au total, en repli de 3,1 % par rapport au pic inédit du printemps dernier. Une contraction en trompe-l’œil. D’abord parce que ce chiffre reste bien au-dessus de l’avant-coronavirus (+5,6 % comparé à la même période de 2019). Ensuite, car plusieurs records sous-jacents ont été battus l’été dernier, signe de l’agitation actuelle sur le marché du travail. C’est le cas pour les ruptures anticipées de CDD (+5,4 % sur trois mois), mais aussi, côté CDI, pour les démissions (+1,4 %, en hausse continue depuis fin 2020) et les fins de période d’essai (+1,9 %). En parallèle, si les ruptures conventionnelles se replient sur le trimestre, elles évoluent à un niveau largement supérieur à l’avant-pandémie (+10,1 %). Tout l’inverse des licenciements économiques (-15,6 %). Eux sont restés "au plus bas depuis début 2007" !
France
Les démissions étaient au plus haut, les licenciements au plus bas, au troisième trimestre 2022
Les démissions étaient au plus haut, les licenciements au plus bas, au troisième trimestre 2022
Publié le
1 min de lecture
A lire dans le secteur
En France
1 min de lecture
Ailleurs en région
1 min de lecture