Plusieurs organisations représentants les acteurs du numérique (Numeum, Syntec, Union Française des Métiers de l'Événement) enjoignent le gouvernement à conserver le crédit impôt recherche (CIR), menacé d'être raboté dans le projet de loi de finances 2025. "Le CIR est aujourd'hui un de nos meilleurs atouts pour conserver nos talents et attirer de jeunes pépites internationales", assurent les signataires dans une tribune publiée par Les Echos. Le CIR permet aux entreprises de déduire de leur impôt sur les sociétés, jusqu'à 30% de leurs investissements R&D, jusqu'à 100 millions d'euros. Les dépenses additionnelles permettent de diminuer de 5% leur impôt. Créé en 1983 pour encourager l'innovation, le CIR fait cependant l'objet de critiques répétées. Considéré comme la plus grande niche fiscale française, il a représenté 7,7 milliards d'euros en 2024, pour plus de 20 000 structures bénéficiaires. Le gouvernement Barnier, qui avait annoncé la suppression de l'exonération de cotisations employeur pour les salariés de la recherche et de l'innovation des jeunes entreprises innovantes (JEI), était finalement revenu en arrière la semaine dernière, face aux critiques des start-up. L'examen des propositions sur le CIR pour le budget 2025 reprendra le 5 novembre à l'Assemblée nationale.
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