Le Sénat a adopté à l’unanimité la proposition de loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile. Le texte répond à trois objectifs : renforcer la sensibilisation du consommateur sur l’impact environnemental de la mode éphémère, ajuster les types de bonus-malus en fonction de l’impact du vêtement, et interdire aux influenceurs la publicité pour les marques relevant de la fast fashion. Dans les faits, le texte est peu contraignant pour les entreprises de fast fashion, si ce n’est par l’introduction de pénalités pour les vêtements ayant la plus mauvaise performance environnementale. Des plafonds de pénalités sont fixés dans la proposition de loi, explique le site étatique Vie Publique, de "5 euros par article en 2025 pour atteindre progressivement 10 euros en 2030, dans la limite de 50 % du prix de vente hors taxe". "C’est une avancée majeure pour tous les commerces des centres-villes", a considéré le président de la Fédération Nationale de l’Habillement, Pierre Talamon. Le texte doit désormais être examiné d’ici trois à quatre mois en commission mixte paritaire.