Le budget de l’État 2025 ouvre aux Régions la possibilité d’instaurer le Versement Mobilité (VM), une taxe additionnelle frappant les entreprises afin de financer les infrastructures de transport. La Région Auvergne-Rhône-Alpes n’y souscrira pas. "Le choix du gouvernement est une erreur profonde : il a opté pour la solution de facilité, celle de l’alourdissement des charges pesant sur notre tissu économique", indique un communiqué.
Cette approche serait d’autant plus contestable qu’une alternative existait. Les Métropoles, dont celle de Lyon par exemple qui perçoit avec cette seule taxe plusieurs centaines de millions d’euros par an, bénéficient déjà du versement mobilité. "Au lieu de proposer d’alourdir encore cette fiscalité, l’État aurait pu en flécher une part en direction des Régions qui sont autorités organisatrices des mobilités et en charge d’investissements majeurs", finit la collectivité territoriale.