La Fonderie de Bretagne (350 salariés CDI et intérim), implantée près de Lorient, est toujours dans le flou. À l’issue d’un CSE extraordinaire, les salariés ont appris que plus de la moitié de l’activité de l’usine serait concernée par du chômage partiel. La volonté est de transformer des produits bruts en produits finis pour préserver la trésorerie et avoir des rentrées financières. L’entreprise sera ensuite vraisemblablement placée en redressement judiciaire. Cette situation fait suite à l’échec des négociations de reprise avec le fonds d’investissement allemand Private Assets et la décision de Renault, client majoritaire, de ne pas s’engager sur des volumes
Renault a refusé de garantir les volumes de commandes nécessaires pour assurer la pérennité de la fonderie, malgré "des efforts significatifs de la part de Fonderie de Bretagne pour réduire ses coûts et obtenir un financement supplémentaire", confie la direction de la Fonderie de Bretagne conduite par Jérôme Dupont, son directeur.
Lors d'une réunion cruciale mi décembre 2024, Renault avait confirmé un financement complémentaire de 5,1 millions d'euros, mais il manquait encore 2,9 millions d'euros et des engagements clairs sur les volumes commandés pour les années à venir.
La direction de la Fonderie a exprimé son indignation face à ce refus, qualifiant la stratégie de Renault "d'inique" et "dénonçant le cynisme du groupe automobile qui a choisi d'agir à la veille des fêtes."
Les représentants syndicaux et les salariés craignent que la décision de Renault " ne soit qu'une étape dans un processus visant à fermer l'usine sans que Renault n'en assume la responsabilité ".