Le groupe industriel landais Europlasma (42,5 M€ de CA en 2024) a annoncé ce 19 janvier que la Fonderie de Bretagne, reprise l’an dernier pour fabriquer des corps creux d’obus, "vient de recevoir les résultats des essais de fragmentation lancés le mois dernier et très attendus par ses clients potentiels". Il les décrit comme "très positifs" et "validant la qualité des obus de mortier de 120 mm […] confirmant ainsi la maîtrise industrielle et métallurgique du site". Fonderie de Bretagne doit faire des tests balistiques dès le mois de janvier, ouvrant la voie à une qualification finale des produits. Si cette dernière est validée, la fonderie devrait lancer la production au deuxième trimestre 2026. Le climat social de l’usine de 266 salariés, en chômage technique depuis plusieurs semaines, est toujours tendu. Elle fabrique encore essentiellement des pièces automobiles, les obus étant censés faire partie de la stratégie de développement pour la relancer. Les investissements attendus sont en retard et les commandes timides, suscitant la crainte des élus et salariés. Le groupe compte visiblement sur cette "étape clé" pour apaiser les tensions.
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