Sur plus de 3 000 établissements contrôlés par la Direction générale de la concurrence en 2023-2024, 15 % ont présenté des manquements graves en matière de greenwashing ou d’écoblanchiment. Ces contrôles avaient l’objectif "de s’assurer que ces allégations [environnementales] ne trompent pas les consommateurs au détriment des concurrents qui communiquent de manière loyale sur leurs efforts avérés en matière environnementale". Les infractions les plus graves ont donné lieu à 430 injonctions de mise en conformité et à plus de 70 amendes administratives et procès-verbaux pénaux. Les allégations relevées suggéraient à tort un bénéfice global pour l’environnement sans identifier un impact environnemental significatif comme "livraison écoresponsable", "parpaing vert" ou encore "préservant la planète". Des pratiques abusives de revendication de labels ont aussi été relevées. Enfin, les informations sur les caractéristiques environnementales peinent encore à être transmises au consommateur notamment en ce qui concerne l’information sur les microfibres plastiques dans le textile.