Dans un message à charge contre la politique européenne, le dirigeant du groupe meusien Kramer (180 salariés ; CA : 36 M€), Manuel Rodriguez, estime que "seule l’Europe est à la traîne" au niveau mondial, quand la Chine anticipe 4 % de croissance, les États-Unis devraient s’en sortir à 2 % et que l’Inde continue sa trajectoire avec 6 à 7 % de croissance. En cause ? "Des années de mauvais choix", pour Manuel Rodriguez, qui dénonce une "crise énergétique auto-infligée", une "dépendance accrue aux États-Unis et à leur gaz de schiste", mais aussi des "normes absurdes et un étau réglementaire toujours plus serré sur nos industries et nos agriculteurs, pendant que nos concurrents mondiaux prospèrent". Pour le dirigeant lorrain, les Européens ont la solution et doivent "s’exprimer par les urnes et changer ce casting de dirigeants qui n’ont su produire que tensions et dettes".