Nouvelle-Aquitaine

Énergie

Le pétrolier Vermilion Energy défend ses emplois en Nouvelle-Aquitaine

Par Anne Cesbron, le 23 mai 2019

Représentant 1% de la consommation nationale, l'exploitation française d'hydrocarbures est dans le collimateur de la loi portée par Nicolas Hulot qui prévoit la fin de la production de pétrole et de gaz d'ici à 2040. En Nouvelle-Aquitaine, l'entreprise canadienne Vermilion Energy, basée à Parentis-en-Born (Landes), fait craindre la perte de 600 emplois directs et indirects. 

Jean-Pascal Simard, directeur des relations publiques de Vermilion Energy, Francis Duseux et Bruno Ageorges, président et directeur des affaires juridiques et Economiques de l'Union française des industries pétrolières.
Jean-Pascal Simard, directeur des relations publiques de Vermilion Energy, Francis Duseux et Bruno Ageorges, président et directeur des affaires juridiques et économiques de l'Union française des industries pétrolières. — Photo : Anne Cesbron

Présent en France  depuis 1997, le groupe canadien Vermilion Energy a installé son siège français à Parentis-en-Born dans les Landes. Il y exploite une soixantaine de puits répartis sur 28 plateformes lacustres, pour 2000 barils par jour, « une activité assez unique au monde, sur un lac d'eau douce », précise Jean-Pascal Simard, directeur des relations publiques du pétrolier

Dans le Sud-Ouest, l'industriel exploite par ailleurs des concessions dans le Bassin aquitain et dans le Béarn ( Vic-Bilh) soit 40 % de sa production française de 1700 tonnes par jour, le reste provenant du Bassin parisien. Ses 400 puits en font le premier opérateur national, de quoi monter au créneau contre la loi portée par Nicolas Hulot qui prévoit la fin de la production d'hydrocarbures d'ici à 2040. 

Aux côtés des représentants de l'Union Françaises des Industries Pétrolières (UFIP), Vermilion Energy ( 200 salariés en France dont une centaine en Nouvelle-Aquitaine) rappelle que, « si l'on ne peut plus obtenir de nouveaux permis d'exploration, notre activité va naturellement baisser de 10 % par an ». Et Jean-Pascal Simard d'avancer que Vermilion localement consacre 20 millions d'euros à ses investissements annuels et reverse 5 millions d'euros de redevances minières aux collectivités. 

Jean-Pascal Simard, directeur des relations publiques de Vermilion Energy, Francis Duseux et Bruno Ageorges, président et directeur des affaires juridiques et Economiques de l'Union française des industries pétrolières.
Jean-Pascal Simard, directeur des relations publiques de Vermilion Energy, Francis Duseux et Bruno Ageorges, président et directeur des affaires juridiques et économiques de l'Union française des industries pétrolières. — Photo : Anne Cesbron

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