Implanté à Romilly-sur-Seine, dans l’Aube, le Coq Sportif (330 salariés, 121 M€ de CA en 2023) est visé par une offre de reprise. L’opération est portée à 51 % par le spécialiste de la reprise d’entreprises en difficulté Neopar, détenu par la famille Poitrinal, à 26,5 % par un groupe d’investisseurs comprenant Xavier Niel, des sportifs et d’anciens cadres du Coq Sportif, et à 22,5 % par le groupe américain Iconix, le propriétaire des marques Umbro et Lee Cooper. L’offre prévoit une enveloppe de 60 millions d’euros pour reprendre l’équipementier sportif.
Avec le soutien d’Intersport et d’autres enseignes
Par ailleurs, le projet bénéficie "du soutien d’Intersport et de nombreuses enseignes multimarques", d’après un communiqué du consortium publié au lendemain de la date limite de dépôt pour les offres de reprise de l’entreprise.
L’opération fait suite au placement en redressement judiciaire du Coq Sportif pour six mois, en novembre 2024. L’entreprise annonçait alors justement vouloir profiter de la procédure pour "engager et finaliser les discussions avec de nouveaux investisseurs et partenaires stratégiques afin de pérenniser son activité et de renforcer son modèle économique", expliquait alors dans un communiqué sa maison mère, Airesis.
Déployer mondialement l’équipementier
L’objectif du consortium est à la fois de "recentrer le Coq Sportif autour de son ADN de marque "accessible et populaire" et le déployer mondialement avec des apports financiers pour relancer cette belle marque française".
Le Coq Sportif faisait justement face à des "tensions financières significatives", dévoilait en novembre dernier sa maison mère, Airesis. Au total, l’entreprise a déjà bénéficié de plusieurs prêts de l’État français, pour un montant total de 42 millions d’euros. En juillet 2024, l’entreprise avait notamment bénéficié d’un prêt de 2,9 millions d’euros, de la part du Comité d’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024. Pour rappel, le Coq Sportif a livré des équipements pour les athlètes français, les officiels et les arbitres à l’occasion des derniers JO.
D’autres candidats à la reprise
Selon une information des Échos, un autre candidat à la reprise se serait manifesté : il s’agit de l’entrepreneur franco-suisse Dan Mamane, soutenu par plusieurs investisseurs. Par ailleurs, en mars 2024, la Région Grand Est avait indiqué que deux repreneurs étaient sur les rangs pour reprendre le Coq Sportif, dont un soutenu par l’État. Le Grand Est avait alors accepté d’annuler 50 % de ses créances envers Le Coq Sportif, pour faciliter sa reprise. D’après le communiqué du consortium, l’entreprise serait endettée envers des acteurs publics pour un montant compris entre 60 et 70 millions d’euros.