Veolia : 36 M? d'investissements en 2016
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Veolia : 36 M? d'investissements en 2016

Valorisation. Joël Gentil, directeur régional de Véolia, revient sur les investissements menés par le groupe en région et, notamment, le futur centre de tri de déchets industriel de Vitrolles.



Véolia va engager différents travaux sur ces sites et notamment sur un centre de tri à Vitrolles. Pourriez-vous nous en dire plus ?

Nous investissons beaucoup dans la région. En 2016, nous devrions ainsi réaliser près de 34M? d'investissement, pour renouveler du matériel et sur deux projets importants, dont le centre de tri de Vitrolles. La tendance lourde, dans notre métier, est de ne plus enfouir à terme que les déchets dits "ultimes". En général, soit l'industriel trie ses déchets sur son site et nous les collectons, soit, il ne dispose pas de suffisamment d'espace et il nous confie alors ses déchets, que nous allons pouvoir trier grâce à des centres de tri, comme celui que nous allons ouvrir à Vitrolles, au début de l'année 2016. Ce site pourra traiter près de 80.000 tonnes de déchets, dont au final, 70 % peuvent être récupérés.


Un équipement comme le centre de tri de Vitrolles est-il générateur d'emplois ?

Le site comportera une trentaine d'emplois. L'évolution de nos métiers vers ce type de centre de tri est créatrice d'emplois. Nous disposons déjà d'un centre de tri similaire à Nice depuis 2003. Il traite 110.000 tonnes et en valorise 75 %. Celui de Vitrolles permettra de traiter des déchets récoltés dans un rayon de 20 à 30 kilomètres. Nous aurons aussi des équipes commerciales, qui, sur le terrain, vont se rendre auprès des entreprises pour leur présenter cette nouvelle offre.


Vous avez réalisé un autre investissement à La Seyne-sur-Mer ?

Le centre de tri de la Seyne-sur-Mer s'est en effet doté d'une presse à polystyrène. C'est une véritable innovation qui nous permet désormais de mettre en place une filière afin de valoriser de produit.


Y-a-t'il une incitation pour les entreprises à trier en amont les déchets ?

Nous proposons deux prestations. Soit la collecte, en installant une benne. Soit la valorisation, si l'industriel trie en amont. La benne a un coût auquel s'ajoute un coût de traitement à la tonne de déchets collectés. Si l'entreprise trie le bois, le carton ou le fer, alors le déchet peut se transformer en recette. Nous rachetons ainsi le carton et le fer. Ce sont des matières que l'on va vendre aux filières de recyclage. Nous travaillons vraiment sur la valorisation et rien que la valorisation. C'est une véritable conviction environnementale qui nous anime. Une grande partie des déchets peut servir à redevenir matière première. Les autres peuvent également être valorisés sous forme d'énergie. Même dans un centre d'enfouissement, nous produisons de l'électricité à partir du biogaz généré par la décomposition des déchets. L'évolution, et l'avenir de notre métier, est de proposer de plus en plus de solution de valorisation.


Pouvez-vous nous brosser un tableau de l'activité de Véolia en région Paca ?

Sur les deux régions, Paca et Languedoc Roussillon, nous comptons 1.600 collaborateurs et enregistrons un chiffre d'affaires de 300 M?. Nous sommes présents sur ce territoire au travers d'une soixantaine de sites : des agences, des sites de traitement des déchets, des unités de valorisation énergétiques, des centres d'enfouissement, de compostage et de tri des déchets industriels. Nous collectons environ pour moitié des déchets issus des ménages et pour moitié des entreprises. Au fond, notre métier est très lié aux fluctuations de l'activité économique. En période de crise, il y a bien évidemment baisse de volume de la partie industrielle, mais également de la partie liée aux collectivités et aux ménages.



Propos recueillis par Didier Gazanhes

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