Une lueur pour mi-2010
# Conjoncture

Une lueur pour mi-2010

Le transport et la logistique arrivent en bout de chaîne et souffrent du manque d'activité de leurs donneurs d'ordre. Les perspectives 2010 ne sont guère reluisantes.

«2009 est marquée par une baisse générale d'activité, une réduction des marges et une baisse de chiffre d'affaires global de 15 à 20%», décrit Emmanuel de Biennassis, secrétaire général de la branche Rhône-Alpes de la Fédération des entreprises de transport et logistique de France. La messagerie enregistre des baisses de chiffre d'affaires entre 12 et 18%. Le maritime et l'aérien voient une baisse de près de 20% de leurs volumes d'affaires, mais «restent globalement bénéficiaires». Les entreprises qui font «beaucoup d'import d'Asie s'en sortent mieux que celles qui travaillent avec les États-Unis». Emmanuel de Biennassis relève également qu'il y a eu relativement «peu de défaillances dans le transport, mais des redressements et des plans de sauvegarde. Par contre, la situation est catastrophique dans les entreprises de moins de 3,5 tonnes qui avaient peu de fonds propres». Côté logistique, l'année a été difficile: «Les entreprises ont tenu les volumes mais ont vu une très forte attaque sur les prix, entraînant la baisse des marges au minimum. Et les industriels ont tapé dans leurs stocks, ce qui entraîne moins de travail pour les logisticiens.» Alors, 2010 pourrait-elle être meilleure? «Je ne vois pas de lueur avant mi-2010, voire après, déplore Emmanuel de Biennassis. Nous avons d'abord besoin que l'industrie se relève, la logistique et les transports arrivant en bout de chaîne. En plus, les professionnels du secteur doivent faire face à la concurrence de transporteurs d'Europe de l'Est qui ont des charges plus faibles et des salaires le tiers de ceux pratiqués en France...»




Compétitivité automobile

Christophe Colette, directeur du Rhône-Alpes automotive cluster (RAAC), avoue qu'il y a eu en 2009 «moins de défaillances d'entreprises que ce qu'on aurait pu craindre, mais, en contrepartie, beaucoup de restructurations, de recours au chômage partiel et de départs volontaires. Les entreprises ont su s'adapter pour passer le cap». Reste que la filière se cherche des portes de sortie. C'est ainsi que le RAAC a signé début novembre une convention de partenariat avec la Plateforme de la filière automobile (PFA), qui regroupe au niveau national l'ensemble de la filière, entreprises, organisations professionnelles et fédératives transverses. Les objectifs principaux sont l'amélioration des relations entre les constructeurs et les équipementiers et la réorganisation industrielle, notamment à travers le lean manufacturing, pour améliorer la compétitivité de la filière.

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