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La Capeb anticipe une année 2025 "très difficile" pour les artisans du bâtiment en Pays de la Loire
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La Capeb anticipe une année 2025 "très difficile" pour les artisans du bâtiment en Pays de la Loire

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L’organisation professionnelle des artisans du bâtiment, la Capeb, vient de publier son étude annuelle sur le secteur. Elle s’attend à une année 2025 difficile, notamment à cause du flou législatif, et des retards de paiement qu’elle constate de plus en plus nombreux. La rénovation énergétique des bâtiments permet tout de même de maintenir une certaine activité.

Sébastien Petit, gérant d’Artiplac, Renauld Becquet, gérant de Néothermic, Christophe Gaudou, président de la Capeb, et Andréa Lemasson, sa secrétaire générale, ont présenté leur étude régionale pour décrire les tendances 2025 — Photo : Benjamin Robert

La conjoncture dans le bâtiment ? "À l’image du temps de ces derniers mois", lance Christophe Gaudou, président de la Capeb de Loire-Atlantique. L’organisation professionnelle, qui regroupe les artisans du bâtiment, vient de publier son enquête annuelle régionale. Avec 1 200 répondants sur les 6 000 adhérents régionaux (soit 20 % des entreprises du secteur), la Capeb publie des chiffres qui tendent vers un temps maussade pour 2025, et une situation économique plus dure encore qu’en 2024.

"Les chiffres d’affaires et niveaux de trésorerie se tendent, avec en cause l’augmentation des coûts, et la diminution du pouvoir d’achat des clients", note le président, par ailleurs gérant de l’entreprise Résobain à Bouguenais (Loire-Atlantique).

"La visibilité du carnet de commandes s’étend plutôt à trois mois, contre six mois auparavant"

En effet, 32 % des entreprises de la région voient leur chiffre d’affaires à la baisse, contre 22 % l’année précédente. "La visibilité du carnet de commandes s’étend plutôt à trois mois, contre six mois auparavant", ajoute de son côté Andréa Lemasson, secrétaire générale de la Capeb Loire-Atlantique.

Flou législatif et retards de paiements

L’inquiétude des artisans trouve aussi une de ses causes dans le flou législatif autour du projet de loi de finances. En effet, de nombreux dispositifs d’aide pourraient être stoppés ou revus à la baisse. Or, ils conditionnent le lancement de travaux pour beaucoup de particuliers. "Les ménages souffrent. Par exemple, les ventes de pompes à chaleur sont en baisse. On revient sur des modes de chauffage moins chers à l’installation, mais qui seront plus onéreux en fonctionnement, pour rentrer dans le budget travaux des particuliers, souligne Renauld Becquet, dirigeant de Neothermic. Nous revoyons de plus en plus de personnes qui souhaitent payer avec plusieurs chèques".

Cette tension sur les finances des particuliers entraîne des retards de paiement de plus en plus réguliers. "De nombreuses entreprises ont souffert en 2024, et n’ont plus la capacité d’absorber ces petits chocs, comme les retards de paiement", s’inquiète Andréa Lemasson. Un doute plane également sur les futures aides à l’apprentissage. Les entreprises sont donc dans l’attente avant de pouvoir recruter, ou non, un apprenti.

Le maintien à domicile comme prochain levier

Malgré tout, des sous-secteurs restent porteurs, et permettent de maintenir une activité pour beaucoup d’acteurs. C’est le cas de la rénovation énergétique. "Aujourd’hui, cela représente 50 % des activités de nos petites entreprises", clame Andréa Lemasson. Deuxième petite lueur dans la grisaille, un autre domaine semble prendre de l’ampleur dans l’activité des artisans dans les années à venir : celui du maintien à domicile. L’aménagement des bâtiments pour les personnes âgées, de plus en plus nombreuses, grimpe en flèche. "La demande n’est pas encore majeure, mais elle va le devenir", prévoit la secrétaire générale.

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