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Un nouveau campus santé ouvrira à Nantes en 2031
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Un nouveau campus santé ouvrira à Nantes en 2031

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Proche du futur CHU nantais, un futur campus, baptisé Franceline-Ribard, accueillera bientôt toutes les formations liées aux professions médicales, paramédicales, et sociales. L’ouverture des portes est prévue en 2031, pour un budget global de 275 millions d’euros.

Le futur Campus Franceline Ribard devrait accueillir ses premiers étudiants en 3031 — Photo : AIA Life Designers

Femme pionnière de la médecine, elle est considérée comme la première étudiante nantaise en médecine dans les années 1870. Mais aussi comme la première ophtalmologue française. Si vous ne connaissiez pas encore Franceline-Ribard, c’est un nom que vous devriez entendre de plus en plus dans la Cité des Ducs, puisqu’il s’agit du nom du futur campus santé qui sera situé à deux pas du nouveau CHU sur l’Île de Nantes. Ce campus ambitionne une approche multidisciplinaire, facilitant les interactions entre les différentes professions médicales, paramédicales et sociales. Chirurgien, infirmier de bloc, podologue, anesthésiste, médecin… Tout y sera.

Si l’ouverture attendue de l’hôpital est prévue en 2027, ce futur campus devrait voir le jour pour sa part en 3031. Il bénéficiera d’un budget de 275 millions d’euros, réparti entre l’État, la région des Pays de la Loire (à hauteur de 72,50 M€ chacun), Nantes Métropole (116 M€) en plus d’un investissement de l’Union européenne (8,50 M€), de Nantes Université (3,20 M€), et du CHU (1 M€). "On expose souvent les bénéfices qu’il peut y avoir à rapprocher le secteur de la recherche, les soins, et la formation. Ici, cette perspective a été vue en grand. On peut qualifier ce lieu de manifeste envers la science", expose Katia Beguin, rectrice de l’académie de Nantes.

Des interactions avec le CHU et Station S

Ce campus sera doté de trois bâtiments interconnectés, d’une surface totale de plus de 44 000 m². Le premier servira de lieu de vie et d’échanges. Le second sera dédié aux enseignements avec notamment les amphithéâtres. Et le dernier sera entièrement destiné à la mise en pratique et la simulation. "Cette plateforme est une sorte d’hôpital en miniature, qui permettra de simuler les gestes et postures pour les étudiants", décrit Carine Bernault, présidente de Nantes Université. Un bloc opératoire permettra par exemple d’y créer des exercices pratiques. Et au-delà des interactions évidentes avec le milieu du soin et le futur CHU, par exemple pour des stages, le campus Franceline-Ribard pourra également avoir des interactions avec l’incubateur santé Station S. Ce dernier vise à terme d’accueillir 1 000 acteurs dédiés à l’innovation en santé. Le premier bâtiment de ce complexe, baptisé Gina, s’ouvrira à ses premiers occupants dans le courant 2025.

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