Un mois vu par Monseigneur Guy de Kerimel

Un mois vu par Monseigneur Guy de Kerimel

Évêque de Grenoble-Vienne depuis 2006 Parcours Né le 7août 1953 Ordonné prêtre le 29juin 1986 Nommé évêque le 19février 2001 Membre de la commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale

La crise. «C'est une crise financière qui est devenue une crise politique, qui ne pourra pas être résolue à moindre coût. Il faut que nous ayons des hommes courageux, tant sur le plan politique qu'économique et qui aident la France et les Français à prendre les mesures qui conviennent. Nous devrons certainement être amenés à des changements profonds dans notre manière de vivre. Ce n'est pas la simple relance de la consommation qui aidera notre pays à s'en sortir. Tout est lié, l'économie, les questions d'écologies et derrière cela, ce sont des questionnements humains qu'il faut avoir le courage d'affronter. Qu'est-ce qui va dans le sens d'une plus grande humanisation et quelles sont les forces de déshumanisation contre lesquelles lutter?






»






Le meurtre d'Agnès.

«Il ne se passe pas un mois

sans qu'une femme ne se fasse violer et assassiner. Est-ce une fatalité, le fait de gens à enfermer ou alors des questions envoyées à la société tout entière? Est-ce notre manière de concevoir la sexualité qui est déconnectée d'une relation véritable, c'est-à-dire de l'amour? Alors, les plus fragiles laissent aller leurs pulsions à tous les niveaux de la société. Il conviendrait peut-être de repenser la manière dont notre culture promeut la liberté sexuelle et resituer la sexualité à sa juste place, c'est-à-dire au service d'une relation véritable et non pas pour le seul plaisir d'un individu qui réduit les autres à un moyen d'assouvir ses pulsions.




Charlie hebdo, "Golgota picnic", "Sur le concept du visage du fils de Dieu"

. «On assiste à une certaine propension à utiliser le religieux dans les productions culturelles pour le dénigrer

. Autant il est normal de réagir, parce que les musulmans et les chrétiens se sentent agressés dans leur foi et l'intimité de leur personne, autant nous ne pouvons pas entrer dans un rapport de violence. Doit s'imposer une culture de dialogue. Nous sommes dans une société plurielle. La grande tentation peut être de s'ignorer ou de s'agresser mutuellement. Le défi de notre temps est de travailler au dialogue, au respect et à l'écoute mutuelle. Et puis, on peut se poser la question de la quête de sens qui se manifeste en creux dans ces critiques. Le religieux manque-t-il tellement qu'il faille constamment le faire revenir de façon agressive?»