Un nouveau nom pour la région
Ce nouveau nom de la région, c'est important, mais pas déterminant. Mais les Hauts-de-France, c'est plutôt vendeur à mon avis, ça redore un peu notre blason. Il y a aujourd'hui un décalage entre l'image de la région et sa réalité, et souvent les visiteurs sont surpris par notre sens de l'accueil et notre dynamisme. Il y a deux ans, le CJD a organisé sa convention nationale à Lille, et pour beaucoup de dirigeants la région a été une découverte, ils ne la soupçonnaient pas aussi entreprenante. C'est dû aussi à la culture de nos chefs d'entreprise, qui préfèrent vivre discrets. La région devrait rayonner encore plus. Ce nouveau nom peut vraiment contribuer à changer notre image.
La loi El Khomri
Il y a plein de bonnes choses dans la loi, mais on voit déjà s'amorcer un retour en arrière, c'est dommage. Ce qu'il faudrait, c'est comprendre qu'il est temps d'évoluer par rapport aux acquis du passé, n'en déplaise aux manifestants. La société doit avancer. Mes collaborateurs, eux, sont plutôt pour... Il faut dire que dans l'événementiel, on peut travailler 7j/7, 24h/24, mais avec une bonne convention collective. Les syndicats ne représentent que 5 % des salariés, il faudrait que les 95 % restants aillent manifester ! Les mentalités doivent évoluer, à 20 km de chez nous, en Belgique, ils travaillent le dimanche... Les choses y sont plus simples, ce serait bien qu'on se remette un peu en cause.
L'Europe sous le feu des attentats
C'est dramatique, et malheureusement, il n'y a rien à faire contre ça. Mais c'est aussi une catastrophe dans notre secteur d'activité. Le tourisme d'affaire, les grands événements sont touchés. À Paris, l'un de nos gros marchés, tout ce qui est concerts, rassemblements en extérieur, a été divisé par deux, le taux d'occupation des hôtels a chuté. Sur 2015 pour nous, c'est 200.000 euros de perdus. Et 2016 s'annonce compliquée, les attentats de Bruxelles font peser de grosses interrogations sur l'Euro et ses Fanzones, à Lille et Lens. Le contexte aura un impact, on redoute même l'annulation des rassemblements en dehors des stades.
Dirigeant d'Alive Events et président du CJD Lille Métropole depuis 2014 Parcours Diplômé d'un DUT Technique de commercialisation obtenu à Roubaix, Alexis Devillers fonde Alive Events en 1995 à Roncq. Aujourd'hui installée à Tourcoing, l'entreprise d'événementiel et d'audiovisuel compte 85 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 17 M€.