«Un gain de temps indéniable »
# Conjoncture

«Un gain de temps indéniable »

Lelarge Construction à Brest a définitivement abandonné le papier pour répondre aux appels d'offres. Depuis quatre ans déjà, sa dirigeante utilise la procédure dématérialisée, sans aucuns regrets.

Lelarge Construction implantée route du Portzic à Brest est une vieille entreprise de la place. Spécialisée dans le bardage, la couverture, la grosse serrurerie et la construction métallique, elle emploie une petite vingtaine de salariés et s'investit dans les secteurs tertiaires et industriels. La dématérialisation des appels d'offres, sa gérante l'a très tôt adoptée. Léone Diulein est d'ailleurs devenue une inconditionnelle du web pour répondre aux appels d'offres. «Je n'arrive pas à comprendre pourquoi si peu d'entreprises franchissent le pas. C'est un gain de temps indéniable!», assure-t-elle. Cette démarche, elle l'a adoptée en 2005 quand la mairie de Brest commençait à inciter les entreprises à changer leur procédure. Les premières fois, ce fut un peu compliqué. «Une fois, nous avons mis une heure pour expédier les documents. Nous n'avions réduit ni les fichiers ni les photos, et les documents n'étaient pas en PDF... L'heure limite de réception des dossiers était midi et la réception a été enregistrée à moins dix!» Mieux vaut donc éviter les documents trop lourds et s'entraîner sur la plate-forme e-mégalis à répondre à un appel d'offres fictif avant de se jeter à l'eau pour de vrai. Mais cet apprentissage, Léone Diulein ne le regrette pas. «Jusqu'à la dernière minute, on essaie de gagner du temps. Jusqu'au dernier moment, il manque toujours un prix ou un dernier détail. Avant, on prenait la voiture pour foncer à Rennes ou à Quimper, avec des risques d'accidents.» Au préalable, l'entreprise s'est procuré un certificat électronique auprès d'un grand organisme bancaire (on peut aussi passer par ChamberSign), indispensable pour répondre via le web. «Il peut prendre la forme d'une clé USB, d'une carte ou d'un document implanté sur votre ordinateur», explique Léone Diulein. Le coût de la procédure représente l'achat du certificat (en l'espèce 120€ pour deux ans). Quatre ans après avoir adopté le web, on ne ressent aucune nostalgie du papier chez Lelarge Construction. «Cette procédure va prendre de l'ampleur. On s'est dit qu'il fallait prendre le train en marche.»

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