Travel Planet recrute via son "Academy"
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Travel Planet recrute via son "Academy"

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En hypercroissance, Travel Planet doit recruter rapidement et dans tous ses services. Pour ce faire, le spécialiste du tourisme et des déplacements d’affaires digitalisés basé à Sophia Antipolis, a réactivé sa Travel Planet Academy.

Betty Seroussi dirige Travel Planet, scale-up qu’elle a fondée avec Tristan Dessain-Gelinet en 2014 — Photo : Olivia Oreggia

De 35 millions d’euros en 2020, le chiffre d’affaires de Travel Planet (composé à 25 % par sa filiale en Angleterre) affiche 85 millions en 2022 et devrait atteindre 120 millions cette année, grâce notamment au contrat remporté avec le ministère de l’Éducation nationale pour le SNU, le service national universel. L’an dernier, 32 000 volontaires de 15 à 17 ans y ont participé, suivant ainsi un "séjour de cohésion" dans un autre département que le leur. Autant de déplacements à assurer.

7 appels d'offres remportés en un mois

Fondée en 2014 par Betty Séroussi et Tristan Dessain-Gelinet, Travel Planet se veut la marketplace du voyage d’affaires. La start-up, née entre Lille et Paris et installée depuis l’an dernier à Sophia Antipolis, a développé sa propre solution Click & Control pour centraliser tous les besoins liés à un déplacement professionnel (transport, hôtellerie, location de véhicule, note de frais…). Une technologie qui vient donc de séduire un premier ministère, mais aussi les régions Nord et Île-de-France, des départements, entreprises, cabinets d’avocats… Depuis des années, la liste ne cesse de s’allonger. "Nous postulons chaque mois à 10 à 15 appels d’offres, explique la cofondatrice. En moins d'un mois, nous en avons remporté 7, dont le SNU."

L’entreprise ne comptait plus que dix collaborateurs une fois le Covid passé et les voyages à l’arrêt. Aujourd’hui, il y en a 35 dans ses bureaux azuréens et une trentaine au sein de sa filiale britannique. Pour accompagner son hypercroissance, elle doit recruter rapidement, dans tous les services, et intégrer tout aussi vite. "Nous automatisons tout ce qui ne nécessite pas d’expertise humaine, mais il y a encore beaucoup de choses qui nécessitent du "jus de cerveau". À l’image du SNU. Quand on nous demande d’affréter un train, cela ne peut pas se faire en automatisant. De même pour notre service client, disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il est capital car il demeure une vraie valeur ajoutée et va encore être développé."

"L'idée est de donner sa chance à tous et de recruter rapidement et beaucoup d'un coup."

CDI et formation, même sans expérience

Pour recruter, Travel Planet compte, notamment, sur sa Travel Planet Academy inventée en interne il y a quelques années et qui avait fait ses preuves dès son lancement. "Il s’agit de donner la chance à n’importe qui, peu importe son sexe ou son âge, de pouvoir intégrer une entreprise dynamique, innovante, avec un CDI proposé dès leur arrivée, explique Betty Seroussi. Nous constituons un jury avec les membres du comité de direction et un collaborateur, et recevons les candidats. En 14 minutes, nous leur posons 14 questions sur la vie en général. Je veux savoir à qui j’ai affaire. L’idée est de donner sa chance à tous et de nous permettre de recruter rapidement et beaucoup d’un coup." Les jurés délibèrent ensuite pour retenir 4 à 6 personnes, reçues une seconde fois. S’ensuivent deux semaines de formation, à la fois technique et opérationnelle, en binôme avec un collaborateur. "Nous sommes dans la tech, il faut que ça plaise. Nous jouons donc le pari sur la période d’essai du CDI. Ça passe ou ça casse mais sur les quatre éditions que nous avons menées à Lille, nous avons eu de beaux succès. Laura est par exemple devenue notre conseillère experte senior au service client. Elle n’avait aucune expérience et a tout appris. Mais il faut avoir envie d’apprendre, être motivé et avoir le goût du challenge."
En une semaine, Travel Planet a reçu une trentaine de candidatures pour intégrer l’entreprise via l’Academy. Il faut lui aller vite. Pour le SNU, il s'agit de construire un service dédié.

"L'outil ne remplacera pas l'humain."

Sans parler des autres projets à mener dans un univers du voyage dont les codes ne cessent de changer. Travel Planet veut ainsi développer son activité d’éditeur de logiciels, travaillant en marque blanche. Elle lorgne aussi l’international qu’elle veut adresser dès 2024, au-delà de sa présence en Grande-Bretagne. "Nous sommes prêts au niveau de la langue, néanmoins l’outil ne remplacera pas l’humain, assure Betty Seroussi. Quand nous avons gagné le contrat avec EDF Énergie en Angleterre, nous aurions pu travailler depuis la France, mais le client nous avait alors demandé d’être sur place et il a eu raison, car rien ne remplace la culture d’un pays, ses habitudes… Le train n’est pas le même en France, en Espagne ou en Allemagne. Il faut une équipe sur place. Cela pourra se faire via une licence, une agence "by Travel Planet" par exemple, que nous formerons, et qui pourra utiliser l’outil et le savoir-faire Travel Planet." Et pour cela, il lui faudra encore recruter.

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