Chaque année, ils sont des milliers à débarquer sur nos côtes. «En Finistère, nous avons 20% de touristes étrangers. Parmi eux, 50% sont des Anglais», indique Sandy Causse, directrice du Comité départemental du tourisme du Finistère. Des Britanniques attirés par la Bretagne pas pour son soleil mais par son identité et ses paysages. Ils représentent la première clientèle étrangère. Mais leur nombre baisse chaque année. Depuis 2002, leur destination préférée est l'Espagne. Faire revenir les Anglais en Finistère est l'une des problématiques sur laquelle planche le CDT. Une délégation dont cinq hôteliers restaurateurs a effectué un voyage en Cornouailles anglaises, où 95% des touristes sont anglais. La région de la pointe sud de l'Angleterre possède aussi de nombreux points communs avec la Bretagne: météo, paysage, importance du tourisme dans l'économie (20% du PIB et des emplois),etc. Les pouvoirs publics ont misé sur l'écotourisme et le marketing identitaire. Côté environnement, l'espace est divisé: des plages sont par exemple préservées tandis que d'autres accueillent des complexes hôteliers. Les professionnels travaillent en circuit court pour l'alimentation mais pas seulement: «Même les savons sont estampillés ?Cornish?, une sorte de marque que l'on retrouve partout là-bas», note André Pertron hôtelier et représentant de l'UMIH29*. Le Finistère peut-il piocher dans ces exemples? «Tout n'est pas forcément bon à prendre, mais l'écotourisme est quelque chose qu'il est possible de faire ici. On est déjà engagé dans cette voie», explique Sandy Causse.
*Union des métiers et des industries de l'hôtellerie.
Les Anglais représentent la plus forte population touristique étrangère en Finistère. La Bretagne souffre néanmoins de la concurrence de L'Espagne. Doit-elle se placer sur un autre créneau, tel que l'écotourisme?