T.Fréchier : «La Cité de la Voile ne sera jamais à l'équilibre»
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T.Fréchier : «La Cité de la Voile ne sera jamais à l'équilibre»

Deux ans après son lancement, le pari de la Cité de la Voile Éric Tabarly est-il tenu? Éléments de réponse avec Thierry Fréchier, directeur de la Sellor.







La Cité de la Voile a-t-elle trouvé sa vitesse de croisière selon vous?


Nous avons atteint en première année notre objectif de 100.000 visites par an. En deuxième année, ce sera un peu moins, environ 98.000 visiteurs. N'oublions pas que le deuxième objectif était de constituer la vitrine de la filière nautique Lorientaise. Après la solitaire du Figaro l'an dernier, le Salon du Multicoque cette année, la Volvo Ocean Race va constituer la dernière couche de peinture sur l'édifice nautique Lorientais.




Quand pensez vous atteindre l'équilibre financier?

Nous avons besoin d'une contribution financière des collectivités. L'équipement ne sera jamais à l'équilibre. Dans le sens où, à l'instar de la totalité des équipements muséographiques, il nécessite des contributions publiques. Comme les piscines ou les théâtres. La Cité de la Voile, ce n'est pas Disneyland. Nous sommes en partie dans le champ culturel.


Quelle part occupent les subventions dans le budget global?




1,1M€ de concours publics par an sur près de 2,7M€ de budget de fonctionnement.





Saviez vous dès le départ qu'il ne serait pas possible d'équilibrer les comptes ?


(Du bout des lèvres) Oui. Mais il faut aussi mesurer les effets induits. Il y a toute une manne financière qui n'aboutit pas dans l'escarcelle de la Sellor mais dans les hôtels, les restaurants, les boutiques de souvenirs. Les élu
s doivent bien avoir cela en tête. 50 bateaux qui s'amarrent pour le Salon du Multicoque équivalent à 150 personnes dont le pouvoir d'achat n'est pas négligeable. Demain, il s'agira peut être d'investisseurs qui interviendront sur le territoire.




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Quid de la tour des vents, toujours fermée au public?


Cette tour de quarante mètres de haut comporte un escalier grillagé avec le vide en dessous. Il faudrait une personne en permanence pour s'occuper des visiteurs sujets au vertige, soit deux salariés juste pour ce détail.


Et le restaurant? Il a dû fermer récemment...
Nous n'avons pas trouvé le public souhaité. Mais nous repartons avec un nouveau restaurateur, Michel Denis (voir ci-dessous). Nous venons de consacrer plus d'1,5M€ à la création d'une deuxième porte qui deviendra à terme l'entrée principale, à la construction d'un nouveau parking de près de 400 places ainsi qu'à la transformation de l'esplanade de 3 hectares, qui doit être achevée fin juin, dans le but d'accueillir la Volvo Ocean Race.

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