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SupFerro, la première école d’ingénieurs publique dédiée au ferroviaire, est sur de bons rails
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SupFerro, la première école d’ingénieurs publique dédiée au ferroviaire, est sur de bons rails

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Elle sera la première école d’ingénieurs publique de France du ferroviaire. Le 28 mai 2026, le Ferrocampus de Saintes (Charente-Maritime) a levé le voile sur SupFerro. Au sein du futur centre d’innovation et de formation, l’école doit ouvrir ses portes en 2028. Ses enjeux s’étendent au-delà du périmètre régional. La filière, qui continue d’investir massivement, a des besoins exponentiels.

SupFerro veut former 180 ingénieurs du ferroviaire par an — Photo : Romain Béteille

Elle est déjà décrite comme un "totem de la réindustrialisation" avant même d’accueillir ses premiers élèves. Ce 28 mai 2026, la Région Nouvelle-Aquitaine, la SNCF, l’État et de nombreux industriels — parmi lesquels Alstom qui construit les futurs TGV à La Rochelle, Hitachi ou l’équipementier Texelis — ont mis sur les rails la première école d’ingénieurs publique dédiée au ferroviaire, SupFerro. Portée par l’Université de La Rochelle, elle doit accueillir ses 20 premiers étudiants à la rentrée 2028.

"Les promotions vont monter jusqu’à 60 élèves, ce qui permettra à SupFerro de former 180 élèves ingénieurs par an à terme", précise Gérard Blanchard, président de l’Université de La Rochelle. Deux parcours seront proposés : matériaux durables/énergies (stockage et décarbonation, analyse du cycle de vie…) et systèmes embarqués/capteurs (cybersécurité, signalisation, intégration système…).

Pièce maîtresse

Cette école d’ingénieurs sera la pièce maîtresse du Ferrocampus, un centre d’innovation et de formation ferroviaire situé à Saintes (Charente-Maritime) s’étalant sur 15 000 m2. Un investissement de 50 millions d’euros (dont l’essentiel est financé par la Région) qui vise à former 900 étudiants par an du CAP au Bac + 5.

SupFerro (6,9 M€) bénéficie largement du concours des industriels, qui ont contribué à l’élaboration des parcours au cœur d’une filière en fort besoin de cerveaux, environ 600 nouveaux par an. L’école sera composée d’environ 3 000 m2 de bâtiments tertiaires (amphithéâtres, salles de cours…) livrés fin 2026, de plateaux techniques et d’une usine-école, prévue pour 2028.

Modèle économique

"Le modèle économique, en cours de définition, sera basé sur le nombre d’étudiants, qui paieront environ 600 euros par an. Le temps que l’école ait un effectif suffisant et puisse récolter la taxe d’apprentissage, ce sera la Région qui financera", souligne Xavier Mallardeau-Castanet, directeur du projet Ferrocampus au sein de la Région Nouvelle-Aquitaine. "On va financer une partie du fonctionnement pour amorcer la pompe", abonde Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Une trentaine d’enseignants-chercheurs de l’Université de La Rochelle sera mobilisée pour assurer la formation et les partenaires professionnels et industriels en assureront 60 %, soit la plus grande part, révèle le président de l’Université, Gérard Blanchard.

Besoins industriels

Les industriels jouent en effet un rôle important, du fait de leurs propres besoins. "Nous allons former 6 000 personnes cette année dont plusieurs centaines en Nouvelle-Aquitaine et près de 500 ingénieurs par an. Ces besoins ne vont pas aller en diminuant, d’où la nécessité de déployer l’appareil de formation", a précisé le président de la SNCF et ancien Premier ministre Jean Castex. Les besoins en main-d’œuvre vont avec les investissements nécessaires à la régénération du réseau : 3 milliards d’euros par an et 4,5 milliards d’euros dès 2028.

SupFerro doit encore obtenir l’accréditation de la CTI, la Commission des Titres d’Ingénieur. Sa candidature sera accompagnée de 47 lettres de soutien (à date) d’industriels de la filière, "ce qui manque habituellement dans ce genre de candidature", termine Xavier Mallardeau-Castanet. "Ensuite, nous aurons 18 mois pour finaliser le modèle économique."

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