Basé à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), TSE (CA : 25 M€, 270 collaborateurs) va inaugurer d’ici cet automne deux centrales photovoltaïques. La première, mise en service en juin 2026, se trouve à Saint-Palais-de-Phiolin (Charente-Maritime). D’une puissance de 2 MWc, elle s’étend sur un hectare. Cette canopée, installée à 6 mètres de haut entre des poteaux espacés de 25 mètres, permet aux machines agricoles de circuler en dessous pour implanter des cultures. Il s’agit de la première canopée agrivoltaïque de TSE à voir le jour en Nouvelle-Aquitaine. TSE en compte par ailleurs quatre en activité en France.
Une deuxième installation suit, sur le même modèle de canopée, à Puyréaux (Charente). Sa mise en service est attendue en septembre 2026. Installée sur 3 hectares, elle développera une puissance de 2,8 MWc.
À titre d’expérimentation
Ces projets s’inscrivent dans une montée en puissance de l’activité de TSE dans la région, terrain de jeu de choix pour l’acteur azuréen. L’agence Nouvelle-Aquitaine représente déjà 20 à 25 % des surfaces installées par l’entreprise. Si l’agrivoltaïsme constitue désormais 95 % des projets portés par le groupe, les canopées sont mises en place au titre de la R & D, sur des parcelles de petite surface, car "leur coût — et donc la rentabilité — ne sont pas les mêmes que des installations en ombrières classiques", explique Hervé Bayard, directeur régional Nouvelle-Aquitaine de TSE, basé à La Rochelle (Charente-Maritime). Les projets suivants déploieront des ombrières.
En majorité des ombrières
C’est le cas pour une troisième installation en construction à Sérigny (Vienne), de 4 MWc. Elle est constituée d’ombrières d’élevage, hautes de 2,50 mètres. Cette parcelle accueillera des bovins. Montées sur trackers, ces ombrières sont orientables, pour suivre le soleil, avant tout au bénéfice des cultures au sol, ou des besoins d’ombre des animaux. "Il ne s’agit pas de productions alibi. L’agrivoltaïsme est encadré par la loi. Pour chaque projet, nous signons un bail emphytéotique avec l’agriculteur. C’est un contrat sur 40 ans. L’investissement est assumé en totalité par TSE, qui conçoit, réalise, finance et valorise l’électricité sur le réseau", expose le responsable.
Quatre autres permis obtenus en 2025
Les deux projets emblématiques conduits par TSE sur les anciennes Fonderies du Poitou dans la Vienne sont un dossier à part entière, au regard de leur dimension : 29 MWc à Ingrandes-sur-Vienne et plus de 30 MWc à Oyré. À côté de cela, TSE s’est vu octroyer quatre permis de construire supplémentaires en 2025 : à Perquie (Landes), Saint-Mandé-sur-Brédoire et Bois (Charente-Maritime) et à Savigné (Vienne). Représentant une puissance de 30 MWc, ils se déploieront sur des surfaces au sol de 10 à 20 hectares, et devraient voir le jour en 2027 et 2028. Chaque installation représentera un investissement allant de 5 à 10 millions d’euros.
Douze permis déposés pour la suite
Cette montée en puissance est confirmée : TSE a déposé 12 demandes de permis de construire en 2025 pour de nouveaux projets. "Nous avons bon espoir d’obtenir ces permis dans le courant 2026", assure Hervé Bayard.