Un peu plus de trois ans après sa création et après avoir bouclé son premier tour de table auprès d'investisseurs la start-up toulonnaise SoundBirth part à la conquête du marché américain. « Nous avons intégré FACE, un programme de formation-action du réseau européen Retis, qui nous prépare à notre futur voyage aux États-Unis, au mois de mars », explique Martin Henriot, l'un des associés à l'origine de l'aventure.
« Notre offre parle aux artistes du monde entier »
Prendre le large était devenu une nécessité pour faire grandir l'entreprise, mais aussi rester dans le peloton de tête sur son secteur. Depuis son lancement et fort d'un réseau dans le monde de la musique, SoundBirth révolutionne l'industrie musicale et son modèle économique en connectant fans et artistes, en garantissant à l'artiste un revenu régulier mais octroyé par ses fans. Elle a déjà développé plus de 200 applications pour le compte de musiciens et événements, désireux de renouer durablement avec leurs publics. « 90 % des artistes qui nous font aujourd'hui confiance sont français. Nous avons aussi signé un contrat-cadre avec Universal France, qui renforce considérablement notre légitimité », explique le dirigeant. Avec une solution facilement internationalisable et grâce à un moteur de développement d'applications très puissant, l'export s'imposait. « D'autant que nous sommes convaincus que notre offre parle aux artistes du monde entier », ajoute Martin Henriot. À terme, SoundBirth a vocation à réaliser 90 % de son activité à l'étranger.
Les États-Unis, un pari
L'opportunité d'être accompagné, formé et connecté sur place à des experts, investisseurs et potentiels clients, était trop belle pour la laisser passer. Durant dix jours, les équipes de SoundBirth iront à New York, à Naples en Floride et participeront, à Austin, au « plus grand événement musical de la planète, le SXSW ». Ce voyage est un vrai pari pour la jeune start-up : « Nous espérons nouer de nouveaux contacts et séduire ». Martin Henriot, ses associés et ses salariés - ils sont désormais huit personnes - espèrent transformer ce voyage en tremplin. Rien qu'en France, on dénombre plus de 100 000 artistes. « Notre start-up bouleverse les codes. Sa croissance ne peut pas résumer à un chiffre d'affaires. Aujourd'hui, tous les signaux sont au vert. Ils démontrent que notre affaire est rentable et nous permettant de séduire des investisseurs ».