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Seuls 32 % des PME et ETI utilisent réellement l’intelligence artificielle, selon Bpifrance
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Seuls 32 % des PME et ETI utilisent réellement l’intelligence artificielle, selon Bpifrance

L’IA occupe toujours une place paradoxale dans les PME et ETI françaises, selon une étude de Bpifrance. À la fois perçue comme importante ou très importante pour la pérennité de l’entreprise par les dirigeants, elle n’est encore utilisée que partiellement, voire pas du tout par certaines entreprises.

Parmi les PME et ETI interrogées par Bpifrance qui utilisent réellement l’intelligence artificielle : 26 % se servent de l’IA générative, 16 % de l’IA non générative — Photo : Vista Vault- David Talukdar

58 % des dirigeants de PME et ETI considèrent que l’intelligence artificielle est importante ou très importante pour la pérennité de leur entreprise à 3-5 ans, selon la dernière enquête de Bpifrance. Pourtant, sur les quelque 1 200 chefs d’entreprise interrogés (80 % à la tête de PME, 20 % à la tête d’ETI), ils sont presque autant à ne pas avoir de stratégie IA pour leur société.

Moins de la moitié des dirigeants utilisent l’IA

Au-delà de l’intérêt que portent les dirigeants à l’IA, seuls 32 % des PME et ETI utilisent réellement l’intelligence artificielle. Parmi eux, 26 % se servent de l’intelligence artificielle générative, 16 % de l’IA non générative. Seuls 10 % utilisent les deux. L’IA générative produit de nouveaux contenus de manière autonome à partir d’une base de données, tandis que l’IA non générative apprend à partir d’exemples de contenu, pour établir des prédictions.

Décalage entre la prise de conscience et la mise en œuvre

43 % des entreprises n’analysent pas leurs propres données pour piloter leur activité. Il s’agit pourtant de "la première brique d’une IA efficiente", selon Bpifrance. Utiliser ses données suppose d’avoir élaboré une stratégie data (collecte et structuration de données), identifié des cas d’usage avec leurs impacts économiques, et d’avoir impliqué ses équipes.

Le décalage entre la prise de conscience des dirigeants concernant l’importance de l’IA et sa mise en œuvre concrète dans l’entreprise s’explique par un certain nombre de freins, selon Bpifrance. Les trois principaux sont les coûts trop élevés de mise en place de l’intelligence artificielle, ensuite les risques de mauvais usages, notamment sur l’exposition des données, et la difficulté à cerner les cas d’usage.

La formation, l’âge et le genre du dirigeant influent sur l’usage de l’IA

Qui sont les dirigeants les plus à même d’utiliser l’IA ? Bpifrance a relevé trois éléments qui jouaient pour cet usage : le diplôme, l’âge, et le genre des chefs d’entreprise. Les plus diplômés utilisent davantage les IA génératives (62 % des dirigeants à Bac + 8) que les non-diplômés (19 %). De même, les plus jeunes les utilisent davantage (67 % des moins de 35 ans) que les plus âgés (46 % pour les plus de 45 ans), et les dirigeantes sont moins nombreuses à s’en servir (38 %) que leurs homologues masculins (48 %).

L’utilisation de l’IA dans les PME et ETI diffère également selon le secteur d’activité de l’entreprise. Elle est beaucoup plus fréquente dans le secteur des technologies d’information et de communication (TIC), la finance et les assurances, que dans la construction et les transports.

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