S.Bessis : «L'économie au service de l'Homme»
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S.Bessis : «L'économie au service de l'Homme»





Alors que le Centre des jeunes dirigeants d'entreprises (CJD) de Marseille a fêté le 28mai dernier son 70e anniversaire, Stéphane Bessis revient sur la raison d'être de ce club d'entrepreneurs qu'il préside depuis juin2008.


Le CJD marseillais célèbre ses 70 ans. Rappelez-nous la philosophie de ce réseau

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Initialement nommé ?Centre des jeunes patrons?, le CJD Marseille a été créé en 1939, par des entrepreneurs qui souhaitaient réagir contre le grand patronat, qui développait selon eux une vision trop capitalistique du monde. Au fil des années, notre philosophie est restée la même. Il s'agit de mettre l'économie au service de l'Homme. Le CJD est un mouvement très libre, qui n'est pas tenu par des impératifs syndicaux ou partisans. Notre approche se veut pragmatique, et nous souhaitons que nos bonnes idées soient récupérées. D'autre part, nous nous considérons comme une école de l'engagement, mais aussi comme l'école du chef d'entreprise. On entre au CJD avec ses valeurs, ses doutes et ses incertitudes. L'échange d'expériences qui s'effectue entre nos membres permet à chacun de progresser dans sa fonction de dirigeant.




Les jeunes dirigeants actuels sont-ils foncièrement différents de leurs aînés? Le métier d'entrepreneur était auparavant un métier d'experts. Les dirigeants s'appuyaient sur leur technique. Par la suite, on a compris que le chef d'entreprise devait avant tout être un animateur, qu'il devait fédérer une équipe. Aujourd'hui, il me semble que la tendance va vers une révolution des modes de communication, qui va fortement impacter le rôle du dirigeant. Avant internet, la valeur ajoutée d'une entreprise était sa maîtrise de l'information. Désormais, elle est en quasi libre accès. La problématique devient la suivante: qu'allons-nous en faire? Cela fait partie des enjeux majeurs des entreprises d'aujourd'hui, pour qui la difficulté consiste également à concilier ce type de grandes interrogations avec leur gestion quotidienne. C'est d'autant plus vrai en cette période difficile, qui pousse à l'inertie. Or, il faut toujours s'interroger, pour préparer l'avenir.

Vous êtes à la tête du CJD Marseille depuis un an. Quel est votre premier bilan?
Avec 120 membres, dirigeants ou cadres dirigeants, Marseille est la première section CJD de France. Durant ce début de mandat, je me suis appliqué à élargir la palette des thématiques abordées. Le grand écart, par exemple, entre les problématiques d'économie pure et l'organisation d'une pièce de théâtre traitant de l'intégration des séropositifs dans le monde du travail, correspond parfaitement à notre philosophie. D'autre part, nous avons créé cette année une newsletter externe, et un blog, dessine-moi-un-patron.com. En revanche, j'estime que notre système d'aide aux entreprises des membres du CJD en difficulté est à améliorer. Il s'agit pour nous de trouver les bons outils...

Quels sont vos projets pour votre dernière année de mandat?
Nous souhaitons poursuivre l'organisation de plénières très variées, et initier des réflexions autour de ce que sera le métier de patron dans trente ans, en 2039. Nous voudrions aussi nous projeter sur la reprise économique, afin de montrer que tout n'est pas noir...


Tél.: 04.91.79.21.78 www.cjd-marseille.net

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