Rhône-Alpes : Près de 54 milliards d'euros d'encours de crédit pour les entreprises

Rhône-Alpes : Près de 54 milliards d'euros d'encours de crédit pour les entreprises

La région constitue la deuxième place financière de France. Selon la Fédération bancaire française (FBF), plus de 8 PME sur 10 en Rhône-Alpes ont obtenu cette année les nouvelles lignes de trésorerie et d'investissement demandées.

Les banques rhônalpines aux côtés des entreprises... Voici en substance le message qu'entend imposer la FBF en ces temps où le financement des TPE/PME est au cœur des préoccupations - voire des angoisses - de l'exécutif. « Jamais le taux d'acceptation des demandes de prêts n'a été aussi élevé », a ainsi relevé ce mercredi, chiffres à l'appui, Bernard Buisson, président du comité des banques Rhône-Alpes. Plus de 80 % des entreprises ont pu en effet accéder à leur demande de prêt bancaire sur les 12 derniers mois. Au total : ces crédits de trésorerie et d'équipement totalisent 53,7 milliards d'euros sur la région - un montant stable par rapport aux années précédentes.



En revanche, la demande de prêts émanant en particulier des petites structures a singulièrement baissé et ce, malgré un contexte de taux d'intérêt historiquement bas. Seules 7 % des PME ont demandé au 3ème trimestre un nouveau crédit de trésorerie. « Nous constatons depuis quelques mois une vraie morosité sur ce secteur qui s'explique par la manque de visibilité des chefs d'entreprises. Pour eux, ce n'est donc pas le bon financement qui fait le bon investissement », analyse Bernard Buisson.



Pour Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la FBF, le risque pour 2015 serait que cette tendance se poursuive et que les banques aient à traiter de plus en plus de dossiers visant des entreprises en difficulté de trésorerie. Dans ces conditions, « nous aurions du mal à satisfaire à ces demandes de financement », relève-t-elle. Quant à la montée en puissance du financement participatif, la FBF ne semble pas s'en inquiéter : « Les montants levés via des plates-formes de crowdfunding sont extrêmement limités encore. Tous les modes de financement sont certes les bienvenus mais pour une entreprise, avoir un bon partenaire bancaire reste primordial ».




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