« Il faut cesser d’opposer développement économique et développement durable. Au contraire, la mobilisation en faveur de l’écologie représente un formidable relai de croissance », estime Bruno Peylachon, Maire de Tarare et Vice-président à l’économie de la communauté de commune de l’ouest Rhodanien. Dans ces conditions, la région Rhône Alpes, l ‘agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et la CGPME ont souhaité avancer à l’unisson pour permettre aux PME de s’engager sur la voie de la transition énergétique à travers le dispositif Eco-Performance PME. Dans un premier temps, l’expérience se déroulera au sein des territoires à énergie positive (TEPOS) du Beaujolais vert et des Bauges.
Concrètement, « avant de mobiliser et de faire participer les PME, nous allons les informer », détaille François Turcas, Président de la CGPME Rhône Alpes. Des ateliers permettront de sensibiliser les dirigeants et leurs équipes notamment grâce à des témoignages de précurseurs. Ce temps sera l’occasion de sensibiliser aux possibilités d’économies mais aussi de développement permises grâces à des actions éco-responsables.
Lever les freins
En outre, l’ignorance justifie parfois l’immobilisme. Eco-Performance PME entend faire montre de pédagogie. « Bien souvent, des freins financiers persistent alors même 15% des actions ne coûtent rien. Une meilleure organisation, de nouveaux process… profitent à l’environnement », précise Nordine Boudjrlida, directeur régional Ademe Rhône Alpes.
Par la suite, « nous nous proposons d’aider les chefs d’entreprises motivés à faire le point sur leur éco-performence. Nous identifierons alors les forces et les points d’améliorations de chaque structure », intervient Amélie Virig, chef de projet Eco-Performance PME. L’étape suivante permettra d’orienter le PME vers des dispositifs ou des acteurs en mesure de répondre à leurs ambitions écologiques en fonction des moyens tant humains que financiers qu’elles auront la capacité de mobiliser. Enfin, au sein de clubs d’entreprises, des groupes de travail auront pour ambition de réunir des sociétés rencontrant des problématiques similaires.
Au total, la démarche amorcée vise la sensibilisation de près de 300 entreprises et l’engagement d’une quarantaine dans des plans d’actions structurants concernant les économies d’énergie et la prévention et la gestion des déchets.
Peu informées, les PME ne s’investissent pas suffisamment dans la préservation de notre planète. Un constat qui a poussé la CGPME à agir. Son idée : conjuguer ses forces à celles de la région et de l’Ademe pour remédier à cette situation.