Toujours aux manettes de sa société de développement web et SaaS, et d'intégration de systèmes informatiques, qu'il détient à 90 % (Soïg Le Bruchec en a 10%), Laurent Florentin l'a bien développée. En 2006, Néo-Soft représentait 32 salariés à Rennes, quatre à Nantes et un premier chiffre d'affaires de trois millions d'euros. Il prévoyait déjà 60 recrutements... « En 2016, nous devrions atteindre les 58 ou 59 millions d'euros », annonce Laurent Florentin qui va atteindre les 900 emplois dont 200 à Rennes, 130 à Paris (où il a transféré son siège social), 100 à Nantes, 75 à Toulouse, 60 à Lyon, 50 à Aix-en-Provence, 20 en Tunisie (depuis deux ans)... Il a aussi des plus petites équipes à Limoges, Bordeaux, Niort, Tours et Orléans.
L'international pour 2017-2018
« Notre modèle de management est un peu atypique », reconnaît-il s'opposant au tout intérim de certains confrères. Chez Néo-Soft, pas de période d'essai, pas de mobilité en délégation de personnel chez le client ! Ils s'appellent Orange, BPCE, PagesJaunes, La Poste, AG2R, Macif, Maaf, Delta Dore, Boiron... Ses ingénieurs, eux, travaillent à la maison Néo-Soft, qui a d'ailleurs créé un nouveau centre technique de 2.000 m² rue de Fougères, à Rennes, à l'été 2014. Entreprise responsable, elle fait partie des trois ESN (sur 1.700) à détenir le label RSE Lucie, renouvelé il y a un mois. Néo-Soft espère décrocher l'Iso 27001 « avant l'été ». En 2015, le groupe a entièrement renouvelé son parc informatique avec postes cryptés : 350.000€ investis. Prochaine phase : « Il faudra aller à l'international en 2017-2018 », confie Laurent Florentin qui se tournera d'abord vers l'Europe. « Notre objectif à deux ans est de consolider et rentabiliser tous nos investissements. » En 2013-2014, ils ont forcément détérioré sa rentabilité, remontée à 2,5% de résultat courant en 2015, « année de transition » (CA +13%). En 2016, il doit encore grimper de 5-6%.