Malgré les "trois manquements" relevés dans l'alerte des autorités par les inspecteurs de l'Igas, qui ont rendu un premier rapport d'étape, aucune suspension à titre conservatoire de l'autorisation de Biotrial de conduire des essais cliniques n’est aujourd’hui justifiée, selon la ministre Marisol Touraine qui défendait le 15 janvier, lors de sa venue à Rennes, une "entreprise sérieuse"...
Si la procédure réglementaire semble avoir été respectée à ce stade, selon la ministre, il est reproché au laboratoire de ne pas avoir alerté plus tôt les autorités, d'avoir poursuivi le test alors qu'un patient était hospitalisé et enfin de ne pas s'être suffisamment informé de son état de santé. Le laboratoire rennais s'était déjà défendu dans la presse en indiquant, par la voix de son directeur général François Peaucelle, qu'il n'avait relevé en interne aucune faute. L'enquête se poursuit.