Prince de Bretagne : L'endive bretonne résiste
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Prince de Bretagne : L'endive bretonne résiste

La quasi-totalité des endives de Bretagne sont produites sur la côte des Abers. Mais elles ne représentent que 7% de la production française. Après des années difficiles, les producteurs de la coopérative Prince de Bretagne espèrent un mieux pour la saison 2009-2010.

Il y a dix ans, Prince de Bretagne produisait 20.000 tonnes d'endives par an. Depuis, le chiffre a chuté et pour la saison 2009-2010, le volume prévu est plus proche des 8.500 tonnes. Une situation qui n'est pas vraiment due à la consommation qui reste à peu près stable mais à la concurrence. Les endives bretonnes sont produites en majorité sur la côte des Abers (Kerlouan, Plounéour-Trez). Elles, subissent la concurrence des Belges, mais surtout des Nordistes. Dominants le marché, les producteurs du Nord se livrent une guerre des prix contre laquelle les producteurs finistériens ne peuvent lutter. «En ce moment, je vends à 0,90?kg», indique Xavier Abiven, producteur et ancien président de la filière pour Prince de Bretagne. Cette année, la moyenne pour les producteurs tourne autour de 0,80?kg contre 0,71?kg l'année dernière. Un mieux qui laisse espérer une reprise pour l'année. «L'industrialisation a fait baisser les prix, poursuit Xavier Abiven.On fait face à de grosses structures, quand, en Bretagne, on a plutôt de petites exploitations».




300 emplois directs

Pour Prince de Bretagne, les endives représentent un chiffre d'affaires d'1,2 à 1M€ et 300 emplois directs dans la région. Loin des ?stars? que sont le chou-fleur ou la tomate. Mais les endives bretonnes ne se vendent pas que localement. «On vend surtout aux grandes surfaces et hard discounter locaux. Mais aussi à Rungis, dans le Sud-Ouest», explique Michel Inisan, président de la filière. Avec 36 producteurs et 500 hectares, l'endive bretonne résiste.

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