Près d’un travailleur sur quatre de plus de 50 ans a subi des discriminations en raison de son âge (23 % des personnes interrogées au total). Un chiffre conséquent, bien que plus faible que le taux de discriminations tous critères confondus déclaré chez les moins de 50 ans (31 %). Voici notamment ce qui ressort du 17e baromètre sur les discriminations au travail réalisé par le Défenseur des droits en partenariat avec l’Organisation internationale du travail (OIT).
Parmi les seniors, "ceux perçus comme non blancs déclarent davantage avoir vécu des discriminations dans l’emploi" (43 %), de même que ceux déclarant "une mauvaise santé" (32 %) ou "une situation économique précaire" (30 %).
Les difficultés se révèlent aussi de manière très nette chez les séniors au chômage. 25 % des seniors au chômage indiquent en effet qu’on leur a déjà fait comprendre qu’ils étaient trop âgés pour le poste lors d’un entretien d’embauche. 80 % d’entre eux déclarent être en recherche d’emploi depuis plus d’un an et 46 % depuis plus de trois ans.
Retard sur les nouvelles technologies, santé fragile… les préjugés sont fréquents
Parmi les préjugés âgistes les plus fréquents, le retard sur les nouvelles technologies, la santé fragile, la difficulté d’intégration au sein d’équipes plus jeunes, le coût élevé pour les entreprises et le manque de dynamisme. Des préjugés davantage véhiculés par les actifs plus jeunes que plus âgés, selon l’enquête de l’OIT et du Défenseur des droits. Ce climat génère des craintes chez les plus de 50 ans vis-à-vis de leur emploi. Au total, un tiers d’entre eux se disent inquiets quant à leur avenir professionnel et un sur cinq travaille "avec la peur de perdre son emploi".