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Pénalisés par la décroissance de leurs spécialités homéopathiques, les laboratoires Boiron vont supprimer 145 postes en 2025
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Pénalisés par la décroissance de leurs spécialités homéopathiques, les laboratoires Boiron vont supprimer 145 postes en 2025

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Depuis leur déremboursement par la Sécurité sociale au début des années 2020, les tubes de granules homéopathiques ne font plus recette, touchant les laboratoires Boiron au cœur de leur savoir-faire. L’ETI familiale, qui a perdu 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 5 ans, annonce un nouveau plan social pour 2025.

Basés près de Lyon, les Laboratoires Boiron sont les leaders mondiaux de l’homéopathie — Photo : DR

Moins de quatre ans après avoir supprimé 500 emplois, les laboratoires Boiron (493 M€ de CA en 2023 ; 1 755 salariés dans le monde) s’apprêtent à nouveau à réduire la voilure. Ils projettent un nouveau plan social portant sur 145 postes, planifié pour l’été 2025.

Perte de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires

Les laboratoires implantés à Messimy, près de Lyon, ont annoncé avoir soumis aux représentants du personnel, le 21 novembre, un projet de réorganisation en France de leurs activités liées à "l’homéopathie à nom commun" (HNC), médicaments sous forme de tubes et doses, qui étaient jusqu’en 2020 principalement prescrits par les médecins et remboursés par l’Assurance Maladie.

"Ces dernières années, les effets du déremboursement ont continué d’engendrer des baisses supplémentaires de la prescription médicale et notamment des préparations magistrales", indique un communiqué de l’entreprise qui ne prévoit pas d’amélioration en 2025.

Effectif au 1er janvier 2021, le déremboursement total de l’homéopathie en France a divisé par trois les ventes de Boiron en 5 ans, entraînant une perte de plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires depuis 2019. Une mauvaise passe qui avait déjà entraîné en 2021 le départ de 500 personnes. Et plus récemment, en juillet 2024, celui de Valérie Poinsot-Lorentz, directrice générale de l’entreprise, qui avait tenté de diversifier l’entreprise.

Le réseau régional allégé

Le projet de plan social présenté hier prévoit la suppression de 145 postes dont 117 pourvus et 28 vacants. En première ligne, le réseau de préparation et de distribution en régions. Boiron va fermer quatre établissements de distribution à Clermont-Ferrand, Dijon, Reims et Sophia-Antipolis, avec, à la clé, la suppression de 73 postes. Quarante emplois supplémentaires disparaîtront avec la fermeture de 7 mini-laboratoires de préparation au sein des établissements de distribution de Bordeaux, Marseille, Nancy, Nantes, Rennes, Toulouse et Tours.

Prescription des pharmacies

Enfin, à l’heure où les médecins prescrivent de moins en moins ces spécialités non remboursées, 32 postes de visiteurs médicaux seront supprimés. Pour compenser, le réseau pharmaceutique des Responsables du développement de l’homéopathie (RDH) bénéficiera de 8 nouvelles recrues. "En effet aujourd’hui, le conseil de nos spécialités est essentiellement réalisé au comptoir des pharmacies, dans le cadre de démarches d’automédication des clients", explique une porte-parole de l’entreprise.

Comme lors du précédent plan social, l’ETI lyonnaise entend "privilégier les mesures d’âge et les départs volontaires et s’engage à accompagner les salariés concernés en leur proposant des postes de reclassement quand cela est possible".

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