Malgré un produit net bancaire (PNB) en légère baisse de 1,7 %, à 589,8 M€, la Caisse d'Epargne Bretagne - Pays de Loire (3.000 salariés) a renforcé son résultat net, en hausse de 0,9 % à 122,2 M€. Son coût du risque s'améliore également, à 37,6 M€ (- 7,1 M€) et son coefficient d'exploitation passe de 59,8 à 61,9 %, tandis que ses capitaux propres s'établissent à 2,7 milliards (+ 5 %) contre à peine deux milliards il y a trois ans.
Les crédits en forte hausse
Comme les autres établissements bancaires, la Caisse d'Epargne bénéficie des taux d'emprunt attractifs. Ce qui a fait bondir, en 2015, sa production de crédits de + 24 %, soit 4,4 milliards d'euros : +42,5 % pour ses crédits à la consommation, +35,4 % pour ses crédits immobiliers (2,5 Md€) et +20% pour ses crédits d'équipement des PME qui s'élevaient à 162 M€ à l'exercice précédent. Sur les 600 millions d'euros de crédits distribués aux "grandes structures" (dont les collectivités, associations...), 239 millions ont concerné directement des entreprises (contre 202 M€ en 2014). Au total, ses encours de crédits sont passés en un an de 17,6 à 17,9 milliards d'euros, tandis que son encours d'épargne représente 32,5 milliards pour 2015 (+ 4,5 %). Jean-Marc Carcelès, président du directoire, se félicite de ce "bilan satisfaisant, compte tenu de certains vents contraires... Nous finançons l'économie locale", ajoute-t-il, tout en admettant un "recentrage" sur des secteurs aux risques moindres, pour mieux les maîtriser. "Nous cherchons des relais de croissance essentiels, comme la banque-assurance", où la Caisse d'Epargne Bretagne - Pays de Loire fait une belle percée (+11%). "Nous avons les meilleurs résultats en assurance."
Une nouvelle filiale de conseil mais pas de fusion
La semaine prochaine, la Caisse d'Epargne doit annoncer la création d'une nouvelle activité et "filiale autonome" de montages juridiques et financiers complexes pour PME-PMI : Hélia Conseil, lancée avec sa voisine d'Aquitaine-Poitou-Charentes. Ce qui n'augure en rien d'une éventuelle fusion entre les deux caisses, qui ne font que mutualiser leurs moyens et surtout partager les charges de cette activité. Rappelons qu'en 2015, la caisse de l'Ouest a recruté 200 collaborateurs et investi quelque 14 millions d'euros dans son réseau comprenant 410 agences sur 9 départements, notamment pour la digitalisation de leur activité. Cette année, elle ouvrira à Angers son quatrième espace de gestion privée (100.000 clients au-dessus des 75 K€ de patrimoine sur 2,1 millions de clients dont 500.000 bancarisés actifs), après Nantes, Le Mans et Rennes où doivent se rendre les Brestois.