Offices de tourisme : Évaluer leur poids économique et social
# Services # Ressources humaines

Offices de tourisme : Évaluer leur poids économique et social

La FDOTSI a réalisé une radioscopie de ses membres. Il s'agit notamment d'évaluer le poids économique des établissements.

La Fédération départementale des offices de tourisme et syndicats d'initiative de l'Isère (FDOTSI) a mené cet été une radioscopie de ses 62 membres. «L'objectif est d'avoir une vue exhaustive du poids économique, social et politique des offices de tourisme et syndicats d'initiative, déclare Jérôme Merle, président de la structure (voir notre édition de juillet/août2010). C'est la première fois que nous menons une telle enquête. Avec cet outil, nous allons prouver concrètement ce que nous avançons et mieux expliquer pourquoi nous sollicitons des aides pour mener nos actions. À partir de cette étude, nous préparons un projet politique sur deux ans, avec des plans d'actions professionnels forts qui nous permettront de gérer les évolutions à venir sans les subir.»




Établissement associatif ou public?

Parmi les évolutions à venir, le président met en avant la territorialité et la professionnalisation. Actuellement, 53% des OTSI dépendent de compétences municipales, 40% sont sous convention avec un Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) et 7% ont une gouvernance mixte. Les offices sont à 71% sous statut associatif, les autres ayant des statuts juridiques publics de type régie (19%) ou Établissement public à caractère industriel et commercial (Epic; 10%). «L'évolution générale va vers une organisation plus liée au secteur public, estime Jérôme Merle. Mais pour développer et promouvoir son offre touristique, la commune doit avoir un inventaire de ses richesses. La structure juridique est un moyen qui doit être choisi après les objectifs. La meilleure structure reste la plus efficace!» Autre chiffre significatif dans cette radioscopie: en 2009, un million de visiteurs a été accueilli dans les OTSI. «C'est en légère hausse par rapport à 2008. Mais les OTSI doivent encore améliorer leur communication et leur signalisation.» Ainsi, 7% d'entres eux n'ont pas de site internet et 24% sont intégrés au site de la ville ou de l'EPCI.




22M€ de budget global

Sur le volet économique, le montant total des budgets des offices et syndicats de l'Isère est de 22M€, soit quatre fois le budget tourisme du département (5,3M€ en 2010), selon Jérôme Merle. 68% de ces budgets proviennent des collectivités locales; le reste vient principalement de la commercialisation de produits et services (billetteries, souvenirs,etc.). Mais ces budgets sont répartis de manière très hétérogène. Ainsi, l'Oisans compte 19% des OTSI du département mais représente 42% des budgets totaux. À l'inverse, la zone Plaines et collines (Nord-Isère) représente 28% des structures et 12% des budgets. Les OTSI emploient 345 personnes (275équivalents temps plein - ETP) sur le département, représentant 9M€ de masse salariale. Mais ils s'appuient également sur plus de 642 bénévoles pour 17.905heures déclarées sur 30offices, soit près de dix ETP. «L'intervention de bénévoles auprès des professionnels n'est pas antinomique, assure Jérôme Merle, s'ils sont conscients de leur rôle et qu'ils sont formés.»

# Services # Ressources humaines